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GALERIE DES PHOTOS PATRIMOINE

  1. SEIGNEURS  GACILIENS

  2. SEIGNEURIES  VASSALES.      MAISONS  NOBLES.   BLASON  GACILIEN

  3. RUES  ET  MAISONS

  4. LES  DEMEURES   ANCIENNES    

  5. LES  PORTES   LES  FENÊTRES   LES  CHEMINÉES   LES EVIERS   LES LIGNOLETS  LES NICHES   A   VIERGES

  6.  LES  DÉPENDANCES.

  7. LES SOUES  LES PIGEONNIERS  LES PRESSOIRS LES FOURS  LES PALISSADES

  8. LES MOULINS

  9. LES MOULINS A EAU

  10. L'EAU   

  11. LES PONTS    FONTAINES  LAVOIRS  PUITS

  12. PATRIMOINE VEGETAL GACILIEN

  13. RELIGIEUX

  14. LES CROIX

  15. LES CHAPELLES

  16. L'EGLISE

  17. CURIOSITES

  18. LES POLISSOIRS

  19. LES BOULETS

  SEIGNEURS  GACILIENS  

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Figure 5  SCEAU DE LA  CHATELLENIE

 Le premier seigneur gacilien fut sans doute Raoul de Gaël  au début du deuxième millénaire. Ensuite c’est la famille de Montfort qui hérita du domine de La Gacilly, l’un de ses membres, Olivier, construira, à la place de la motte castrale et sa tour de bois, un donjon rectangulaire d’une hauteur de vingt mètres. Un document atteste que ce donjon existait bien en 1160. La famille de Montauban fournit ensuite de nombreux seigneurs gaciliens. L’un d’entre eux, Philippe de Montauban, construira, autour du donjon, un château fort. Olivier III de Montauban érigera l’hospice St-Jean ainsi que le pont et la chapelle du même nom vers 1320. Un autre seigneur important, Guillaume III de Montauban, eut une fille qui, par son mariage, fit passer la seigneurie aux de Rieux. Cette seigneurie fit partie ensuite du domaine de la famille d’Amboise puis à celle des Rohan, des Avril, des Cossé, des Couëdor, pour arriver aux Talhouët. René de Talhouët et sa femme Catherine de Kerguézec firent beaucoup pour La Gacilly ; ce sont eux qui firent construire, entre autres, les deux chapelles latérales de l’ancienne église St-Nicolas. La seigneurie passa ensuite à la famille du Houx qui donna son nom au château, puis à la famille de Montigny et enfin à la famille de la Bourdonnaye. En 1717, le roi Louis XV accorda le titre de marquis à Yves-Marie de la Bourdonnaye et la seigneurie de La Gacilly fut rattachée à ce marquisat. Son fils Louis-François construisit les anciennes halles en 1739. La seigneurie disparaitra en 1797 lorsque tous les biens de ce seigneur seront vendus nationalement.

 

SEIGNEURIES  VASSALES

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La BOUÈRE

Figure 6  LA BOUÈRE

 

Le premier seigneur connu fut Jehan de Lessenet en 1427.

Après lui, la Bouère eut deux seigneurs jusqu’à ce que la famille de Forges arrive dans cette seigneurie ; elle y restera jusqu’en 1659 remplacée par la famille Saulnier qui donnera plusieurs notaires à La Gacilly. C’est avec eux que le fief de la Bouère relèvera de la seigneurie de La Gacilly alors qu’auparavant elle était rattachée au seigneur de Rohan.

 La ROCHE GESTIN.

Figure 7 LA ROCHE GESTIN

 Cette seigneurie relevait de la châtellenie de La Gacilly. Elle fut surtout le fief des familles de Cancouët et de Castellan. Le domaine personnel du seigneur comprenait, outre le logis principal, une première chapelle avec cimetière, une deuxième chapelle, celle de St-Jugon, le moulin à vent Maret, le moulin à eau du Lieuvy dit Moulin Gestin.

 La Ville Orion

Cette seigneurie fut surtout le fief des familles Mallessecte et du Fresche. Elle avait une chapellenie à sa charge. Elle relevait de la seigneurie de La Gacilly.

Les MAISONS  NOBLES.

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La Villouët. 

Comme à la Bouère, il y eut deux seigneurs en même temps au début du XV° siècle avec les familles Eluart et Meschinot. Mais c’est surtout la famille de la Landelle qui a marqué cette maison noble. Elle avait sa chapelle Notre-Dame dont le saint patron était St Guillaume. Le domaine personnel comprenait aussi le Vieux Moulin, un moulin à vent situé à la Croix des Archers.

La Villio.

Figure 8-LA VILLIO

 

 

Cette maison noble fut rattachée à la seigneurie de Castellan en St-Martin-sur-Oust puis à celle de La Gacilly. La famille Lebastard posséda pendant un certain temps cette maison noble qui portait alors le nom de Maisons Blanches.

 Les Villes Geffs.

Figure 9-LES VILLE GEFFS

Cette maison noble qui ne semble pas avoir été rattachée aux seigneuries environnantes doit sans doute son nom à des juifs qui y résidèrent

 La Gourgandaie.

 

Figure 10 LA GOURGANDAIE

Cette maison noble relevait de la seigneurie de la Roche Gestin.

La Motte.

Figure 11-  ANCIEN PRESBYTÈRE

C’est en fait l’ancien presbytère de la rue La Fayette qui fut pendant longtemps habité par la famille de Couëdor ; elle donna un prêtre à La Gacilly en 1526.

BLASON  GACILIEN

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Figure 12- SCEAU GACILIEN

 

 

Ce fut sans doute Marie de Rieux, dame de  La Gacilly en 1432 et son époux Louis d’Amboise, vicomte de Thouars qui créèrent ce blason ; ce fut  d’abord un sceau employé pour la première fois sur un document de 1454.Ce blason est de type écartelé, c’est à dire qu’il est divisé en quatre quartiers par une ligne horizontale et une ligne verticale. Il peut se lire ainsi :

Quartier dextre* du chef

«  D’or semé de six  fleurs de lys au canton* de gueules*. » 

Le canton indique que le seigneur de La Gacilly avait droit de haute, moyenne et basse justice. Ce quartier est en fait une partie du blason des seigneurs de Thouars..

Quartier senestre* du chef 

« de vair* à deux tires*. »  C’est une partie du blason des  Duplessis d’Angier  de Lohéac.

Quartier dextre de pointe* 

 «  palé* d’or et de gueules   de six pièces. » c’est à dire qu’il est partagé  verticalement en six parties égales alternativement jaunes et rouges. Ce sont les armes de la famille d’Amboise.

Quartier senestre de pointe :

 « D’azur à huit besants* d’or. » Ce sont les armes de la famille de Rieux. Les besants  indiquent que l’un des seigneurs de la famille avait  participé au moins à une croisade.

¨      Besant : pièce de monnaie frappée à  Byzance.

¨       Canton : petit carré en haut et à gauche  du blason

¨      Chef : partie supérieure du blason

¨      Dextre : partie verticale gauche du blason quand on le regarde

¨      Gueules : de couleur rouge

¨      Pal : bande verticale

¨      Pointe : partie inférieure du blason

¨      Senestre : partie verticale droite du blason quand on le regarde

¨      Tire : rangée

¨      Vair : sur un fond bleu, rangées de clochettes jaunes décalées les unes  par rapport aux autres

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RUES  ET  MAISONS

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LES  RUELLES

Au fil des siècles, notre vieille cité s’est développée de la rivière à la Bergerie ; cette zone étant plutôt accidentée, il n’est pas étonnant d’y trouver ruelles, passages et autres venelles très souvent munis d’escaliers en schiste. Beaucoup de ces lieux de passage ont disparu ; il n’en reste pratiquement que deux :

La venelle du Lihoué , la très belle et très fleurie ruelle bien connue des Gaciliens ; lihoué étant le nom d’une étoffe grossière qui servait de lien d’étoupe.

Figure 13 VENELLE DU LIHOUÉ

 

 Figure 14- VENELLE DES FOURS

La venelle des Fours où l’extrémité gauche de chaque marche lorsqu’on monte à la Bergerie est bisseautée pour faciliter le passage des brouettes. Cette venelle est ainsi dénommée parce que c’est là que se trouvèrent ,avant la révolution les deux fours à ban du seigneur gacilien

LES  DEMEURES   ANCIENNES

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 L’HABITAT TRADITIONNEL

 

Sous ce terme on regroupe les maisons anciennes, les granges et remises, les manoirs voire les châteaux ruraux L’habitat traditionnel du pays de Redon a un caractère rural affirmé. Si chaque maison est différente , chacune ressemble un peu à sa voisine car l’habitat rural répond à des typologies bien précises qui se trouve en Bretagne L’habitat rural est toujours modeste . Sa cellule de base était  composé d’une seule pièce en rez-de-chaussée .La façade était rythmée par trois éléments : la porte, la fenêtre, la gerbiére (ou lucarne lorsqu’elle fait saillie sur le toit). Le sol était toujours en terre battue.

Figure 15- MAISON ANCIENNE

La porte du rez-de-chaussée est toujours accompagnée de la fenêtre qui peut être une fenestrelle indiquant la présence d’une étable .La porte et la gerbière se superposent souvent et l’accès à cette dernière se fait par l’échelle. Dans un souci permanent d’économie de moyens et de temps les paysans ont au fil des siècles développé une architecture robuste et fonctionnelle, en utilisant les matériaux  locaux 

Étant donné son passé, La Gacilly possède beaucoup de très vieilles maisons, chacune avec ses particularités suivant son histoire. Les anciens savaient graver ou sculpter dans la pierre les éléments qu’ils souhaitaient laisser à la postérité.

Rue Saint-Vincent

Figure 16  MAISON RUE ST VINCENT

Cette très vieille maison, sise au n° 18  de la rue, fut sans doute construite  par Françoise d’Amboise pour en faire un orphelinat. La tourelle, à l’arrière de la maison, renferme un escalier monumental remarquable, sans doute d’origine. Comme plusieurs maisons de cette rue, en 1824, elle avait deux propriétaires : Jean Denis avait le rez-de-chaussée, la chambre et le grenier appartenant à  Pierre Boucher, chapelier à La Gacilly.

Figure 17 TOURELLE DE CETTE MAISON

Figure 18 ESCALIER

Brozéas 

Dans ce village, plusieurs vieilles maisons sont encore debout ; l’une d’entre elles, ayant appartenu au prêtre Denis Seguin, porte un écu où sont gravés nom et  prénom ainsi que la date de 1634. Ce prêtre était un prêtre habitué, c’est à dire qu’il vivait dans son village et était principalement chargé d’enseigner le catéchisme autour de lui en attendant un poste de chapelain ou de sub-curé plus rémunérateur.

Figure 19  ECU à BROZHEAS

Une autre maison  de ce village porte un écu dans lequel figure la date de 1602. Cette demeure vient d’être très joliment restaurée

 Figure 20-MAISON AVEC DATE DE 1602

 

La Haute Bardaie 

Ce village est cité en 1401 et en 1465 ; il est appelé la Haute Bredaye. Un bailli, c’est à dire un collecteur d’impôts, habitait  alors ce village. Étant donné l’importance de cette personnalité, on peut logiquement penser que cette superbe demeure très richement décorée  a dû lui appartenir.A la fin du XVIII° siècle, ce village fut le premier, sur La Gacilly, a avoir une maison-école  pour les garçons.

Figure 21  MAISON DE LA HAUTE BARDAIE

 

 Ce village a toujours une fontaine dont l’eau très bonne avait la réputation de favoriser la fécondité ; elle donne naissance au ruisseau du Redo qui s’en va vers la Villio et le Palis Percé.

Le Lieuvy

Figure 22  DEMEURE  DU   BAILLI

C’est également un très vieux village puisqu’il est cité, lui aussi, en 1401 mais cette partie s’appelait alors le Moulin Gestin car un moulin à eau sur l’aff , appartenant au seigneur de la Roche Gestin, y était installé. Comme pour la Haute Bardaie, il semble bien que cette demeure ait appartenu à un bailli.

LES  PORTES

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Étant donné la diversité des maisons gaciliennes, il est normal que les ouvertures soient, elles aussi, très variées. Sans conteste, la plus belle de ces portes est celle de la maison supposée du bailli à la Haute Bardaie.

Figure 23   LINTEAU DE PORTE  A  LA   HAUTE BARDAIE

 Dans un autre genre, mais particulière elle aussi, la porte d’entrée du château de la Bouère n’est pas mal non plus avec son fronton

Figure 24 ENTRÉE DE PORTE  AU  CHATEAU  DE  LA BOUERE

Certaines portes sont construites en anse de panier comme à la Gourgandaie par exemple ; dans ce cas, le linteau est remplacé par des pierres taillées disposées en « rayon de soleil ».  Beaucoup de vieilles maisons gaciliennes  comportent des linteaux de portes gravés voir  sculptés.   C’est le cas à la Gazaie où un linteau  en bois (très rare à La Gacilly) porte la date de 1635.

Figure 25 LINTEAU  DE  BOIS  A  LA  GAZAIE

  Au Pâtis, la gravure est encore plus parlante avec cette inscription :

 IHS   FEITE PAR PIERRE CHEVREUL .

Figure 26  LINTEAU  DE PORTE  AU  PATIS

D’autres linteaux portent une date au milieu  d’un écu ( Brohéas) ou une fleur de lys.A la Corblaie, un calice est gravé dans le linteau accompagné d’une inscription que le temps a rendue presque illisible.

Figure 27 LINTEAU AVEC CALICE   A LA CORBLAIE

 

 Au Chêne,un manteau de cheminée gravé a été déplacé et sert actuellement de bas de porte. A la Gazaie, un autre bas de porte comporte des gravures.

 Figure 27 BIS BAS DE PORTE AU CHÊNE

Au Lieuvy, le haut d’une porte est plus étroit que le bas ; deux hypothèses ont été données pour essayer d’expliquer cette particularité:permettre le passage des fûts et des barriques ou permettre le passage des vaches qui s’apprêtent à vêler. Le linteau de cette ouverture  porte une inscription : 1689 Michel Coue.

Figure 28  PORTE AU LIEUVY

Enfin, à Haudiart, le linteau d’une porte est surmonté d’une pierre comportant une croix sculptée : la tradition locale veut que cette pierre ait été récupérée dans la maison natale de Saint-Jugon qui est effectivement né dans ce village.

Figure 29   LINTEAU DE LA MAISON DE ST JUGON

 

 

LES  FENÊTRES

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 Comme pour les portes, elles sont très diverses et très variées. Toutes les structures possibles sont pratiquement représentées. Cela va de la simple meurtrière comme à la Bouère

Figure 30   MEURTRIÈRE

 

 à l’archère de la Roche Gestin ; de l’œil de bœuf à l’oculus comme à la Villio ;

Figure 31  OCULI A LA  VILLIO

 de la fenestrelle ( la Corblaie) à la petite ouverture munie de barreaux ( le Lieuvy) ;

Figure 32 FENESTRELLE   A  LA CORBLAIE

 certaines de ces fenêtres sont même richement  décorées comme celles de l’ancien presbytère ou en « anse de panier » (la Gourgandaie et Bel Orient).

 

Figure 33  ANSE DE PANIER

Bien sûr, on retrouve aussi les gravures et les sculptures :la Ville Jarnier, la Roche Gestin,  le Pâtis, Brohéas, la Saudraie, etc…Certaines de ces fenêtres ont même des   appuis gravés et sculptés comme à la Glouzie : la paire de ciseaux et le dé indiquant clairement qu’il s’agit de la demeure d’un tailleur d’habits.

Figure 34  APPUI DE FENÊTRE  A LA  GLOUZIE

 

LES  CHEMINÉES

Figure 35 MANTEAU DE CHEMINÉE A BROHÉAS

 

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Là aussi il y a abondance et c’est tant mieux. Cela va du manteau de cheminée sculpté comme à Brohéas avec entre autres  une fleur de lys, un calice, un nom (Seguin) et une figurine.Il faudrait pouvoir déchiffrer tous ces signes pour connaître l’histoire qu’on a voulu raconter.

Beaucoup de manteaux sont gravés d’un calice et parfois d’une patène : la Basse-Cour, la Ville Jarnier, Bel Orient ,la Glouzie ; dans ce village, la pierre récupérée provient d’une demeure appelée autrefois le presbytère.

 

 Figure 36  PIERRE  DE L'ANCIEN PRESBYTÈRE DE LA GLOUZIE

 

 

 

Figure 37  CHEMINEE  A LA PROVOSTAIS

 

Dans le paragraphe sur les portes, il a été indiqué qu’un  manteau de cheminée servait de bas de porte au Chêne. Chose   curieuse, à la Provostais, il existe le même manteau avec un monogramme et deux hexagrammes. Certaines cheminées possèdent des corbelets sculptés ( la Provostais, le Pâtis) et même des montants sculptés ( la Roche Gestin)

 

37-A MONTANTS  DE CHEMINEE SCULPTES

 

A la Glouzie, dans une maison qui vient d’être restaurée, le manteau de la cheminée est vraiment superbe avec un écu et deux hexagrammes.

Figure 38 MANTEAU DE CHEMINEE A LA GLOUZIE

 

cheminée est tout aussi remarquable : les quatre faces des corbelets sont ornées de deux, trois ou quatre branches de triskell sur lesquelles est parfois perché un oiseau.

Figure 39  CHEMINÈE AVEC TRISKELL

Sous le corbelet droit, a été sculptée une tête ; certains pensent qu’il s’agit de l’ankou breton, c’est à dire la représentation de la mort ;d’autres ont émis l’idée qu’il pouvait  s’agir d’une tête souffleuse. Ne s’agirait-il pas plutôt d’une représentation templière ? En effet, les Templiers, dans certaines de leurs maisons se faisaient représenter par une tête sculptée dans la pierre comme à Arzal par exemple.

Figure 40   TÊTE     SCULPTÈE

 

AUTRES  ÉLÉMENTS  CARACTÉRISTIQUES

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Les Éviers

 

Figure 41 ÉVIER A LA  GLOUZIE

Certaines vieilles maisons rurales possèdent encore un évier à l’ancienne. C’est en fait une plaque de schiste creusée ayant un trou d’évacuation donnant directement à l’extérieur au moyen d’un petit palis. Presque toujours, cette pierre, scellée dans le mur, était placée devant l’unique fenêtre pour bénéficier de la lumière, les seaux d’eau étant disposés dessous pour être à portée de main.

 

Les Cadrans Solaires.

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Autres éléments intéressants du patrimoine local, ce sont les cadrans solaires.   La Gacilly n’en possède plus que trois : un dans la rue Saint-Vincent, sur la façade d’une maison qui porte la date de 1851 ; il repose sur une plaque de grès ocre où est gravée une autre date : 1776, sans doute la date de consruction de la maison elle-même ;

Figure 42 CADRAN   SOLAIRE   RUE  ST  VINCENT

 

Figure 43 CADRAN   SOLAIRE A  LA  BOUÈRE

un autre à la Bouère très joliment décoré qui porte une date : 1848 et deux inscriptions : « Fait par Joseph Chotard » et « Fait pour Joseph Hervy, propryéter ».

Le troisième de ces cadrans se trouve dans l’ancien presbytère.

Les Lignolets.

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Le lignolet est cette ligne d’ardoises taillées sur le faîte d’un toit qui donne un effet décorarif et qui est souvent accompagnée d’une ardoise donnant la date de construction ou de restauration de ce toit. Comme tous les autres éléments, il a tendance à disparaître.

Celui d’une maison du Lieuvy porte la date de 1889 ;

Figure 44 LIGNOLET AU LIEUVY

 

Figure 44 LIGNOLET à la HAUTE BARDAIE

à la Haute Bardaie, il y en a un avec la date de 1823.

 Figure 46   LIGNOLET A LA CROIX ELVEN

 Certains propriétaires,lorsqu’ils font refaire le toit de leur maison, gardent en souvenir l’ardoise datée ; c’est le cas à la Croix Elven avec une ardoise datée de  1896 et à la Basse Cour avec la date de 1908.

Les Niches à Vierge.

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La niche à Vierge est très répandue sur La Gacilly surtout pour les maisons  qui ont été construites à la fin du XIX° siècle ou au début du siècle suivant. Il ne faut pas la confondre avec une petite fenêtre qui a été bouchée et dans laquelle on a placé une statue. Parmi les vraies niches à Vierge, on peut citer  celle du Chêne datée de 1902 ;

Figure 47-NICHE A VIERGE AU CHÊNE

 

  celle de la Glouzie construite en briques et surmontée d’un arc en schiste.

Figure 48 NICHE A VIERGE A LA GLOUZIE

  A la Croix Elven, la niche est remplacée par une croix construite avec des tessons de bouteille.

Figure 49-  NICHE A VIERGE  A LA CROIX ELVEN

Malgré le nom qu’elles portent, certaines de ces niches contiennent des saints différents ;c’est le cas dans la rue Saint-Vincent où la Vierge est remplacée par Saint Vincent et au Pâtis où on a placé un Saint Jean.   

Figure 50

NICHE   A   VIERGE  

RUE ST VINCENT

Figure 51

NICHE A VIERGE  AU PÂTIS

 

 LES  DÉPENDANCES.

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 LES  REMISES  et  HANGARS.

Dans le milieu rural, le logis familial est souvent accompagné d’un certain nombre d’annexes, nombre d’autant plus important que la richesse des propriétaires est conséquente.Les bâtiments regroupés sous cette dénomination de dépendances comprennent, entre autres, les remises, hangars et granges qui servaient au rangement des charrettes et des outils agricoles. Maintenant, ces constructions, bien que souvent délabrées, servent à mettre à l’abri tracteurs et remorques voire quelquefois les bidons ou réserves de lait.

Le Lieuvy

L’ossature de ce hangar est faite avec des poteaux en bois. L’ouverture principale fait face au chemin pour faciliter la sortie des charrettes. La partie supérieure de cette ouverture est en planches ajourées pointées sur la  charpente. Les côtés et le fonds sont en partie en palis et en partie en planches mal équarries. 

 Figure     52 HANGAR  AU  LIEUVY

 Le Pâtis.

 

 Figure 53 GRANGE  AU PATIS

La charpente de cette vieille grange est supportée par des poteaux en bois ; le toit est en ardoises et l’entourage est constitué de palis placés perpendiculairement. L’ouverture est au Sud. Ce bâtiment, il y a à peine plus de cinquante ans, abritait le dernier métier à tisser de La Gacilly. Certains voisins se souviennent encore du bruit spécifique de cet outil que maniait avec dextérité M. Mathurin Thomas et ils allaient même parfois l’aider dans les tâches les plus fatigantes.

Le Tay

Figure 54  HANGAR   AU  TAY

Cet hangar a encore une charpente remarquable  malgré que le bâtiment soit ouvert à tous les vents ; les années comme les intempéries n’ont pas de prise sur les  matériaux de qualité comme le bois de chêne ou celui de châtaignier.  

 

Figure 55-  HANGAR   AU  TAY

 

Ces palis placés verticalement sont les restes d’une annexe, d’une étable vraisemblablement. Des restes identiques sont encore visibles dans beaucoup de villages gaciliens.

 La Bouère.

Figure 56-  REMISE à LA BOUERE

Cette très belle remise de la Bouère a des murs en moellons de schiste, le toit à deux pentes est en ardoises. A remarquer que les ouvertures, au nombre de sept,  sont curieusement disposées :la porte et la gerbière, celle-ci avec un linteau en bois ( photo ci-contre) sont placées  sur le pignon orienté Ouest ; sur la façade Sud, il y a une porte et enfin la façade Nord est percée d’une porte, d’une lucarne et de deux fenestrelles obstruées par des briques. Cette remise devait servir de cave et de resserre pour les récoltes, de pommes de terre en particulier ; le grenier, quant à lui, servait certainement à remiser le foin.

LES  SOUES.

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Parmi les dépendances du logis principal, les soues tiennent une place à part d’abord par leur nombre assez important dans la campagne gacilienne mais aussi par leur mode de construction.Pour ce qui est du nombre, on peut dire que chaque ferme et beaucoup de maisons dans les villages avaient sa ou ses soues à cochons. Quant à la construction, le matériau le plus utilisé est naturellment le schiste, d’abord les palis qui sont employés dans l’édification des murs, des cloisons intérieures, du sol mais aussi pour constituer un enclos c’est à dire une petite cour fermée devant la soue ; même le dallage de cet enclos est en palis très souvent.C’est le cas, par exemple, à la Glouzie, à la Provostais, à la Saudraie, à la Corblaie, voire à la Villio où la soue ci-contre a été construite à l’intérieur d’une remise

Figure 57  SOUE   A  LA VILLIO

 La soue de la Saudraie, très bien conservée,a trois de ses parois  en palis taillés maintenus par des barres en bois, le quatrième côté étant le pignon du logis du propriétaire. Le toit ainsi queles deux côtés du toit sont en ardoises. Afin de  suivre les limites de la propriété, la façade est beaucoup plus large que le fonds ce qui donne une forme trapézoïdale au toit.

Figure 58  SOUE   A   LA   SAUDRAIE

 La Provostais.

 

Figure 59 SOUE   A   LA  PROVOSTAIS

 

Appuyée sur le mur arrière du logis du propriétaire, cette soue ressemble beaucoup à celle de la Saudraie par les matériaux utilisés et leur utilisation tant pour les parois que pour le toit. Par contre, l’ouverture est tournée vers l’Ouest.

Cette autre soue de la Provostais est vraiment très spéciale d’abord par sa façade avec deux ouvertures jumelles, le reste étant complété avec des palis et des planches ; les deux côtés sont construits de la même façon en palis et en planches plutôt disjointes.

Figure 59 SOUE   A   LA  PROVOSTAIS

La Bouère.

Figure 61- ANCIENNE  SOUE   AMÈNAGÈE  A  LA  BOUÈRE

 

Les restes de cette soue de la Bouère ont été très bien  aménagés ; ils forment un petit enclos agrémenté de fleurs. Les palis ont été consolidés avec des barres en bois comme à l’ancienne. L’ouverture, tournée vers le Sud, est fermée au moyen d’une petite barrière en bois également.

Buhan.

Figure 62 -ANCIENNE  SOUE  A   BUHAN

Les soues de Buhan sont certainement plus récentes que celles ci-dessus puisque les palis des côtés ont disparu et ont été remplacés par des murs en moellons de schiste. Devant ces soues, il y avait, autrefois, un enclos entouré avec des palis et, au sol, un dallage en palis également.Dans cet espace clos, se trouvait l’auge qui servait à donner à manger aux porcs. Il faut signaler que ces soues font actuellement l’objet d’une restauration. .On retrouve ce même genre de bâtisse avec deux ouvertures sur la façade, murs en pierres de schiste et toit à une pente en ardoises à la Glouzie mais aussi à la Navetterie où une restauration a été entreprise et très bien réussie.

LES  PIGEONNIERS.

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Figure 63- PIGEONNIER  A  LA BASSE COUR

On peut les considérer comme des dépendances du logis principal car ils ne sont jamais très éloignés de celui-ci. Un seul a été recensé sur la commune, au village de la Basse-Cour. Ce n’est pas un  local isolé comme d’habitude mais, curieusement, il consiste en un aménagement de la maison du propriétaire. Une très vieille demeure de ce village ayant appartenu à Laurent Audran, un ancien curé de La Gacilly au début du XVII° siècle, fut rachetée et son nouveau propriétaire la fit restaurer ; il profita alors de ces travaux pour transformer le grenier en pigeonnier. Toute la façade, à hauteur de ce grenier, fut percée de trous pour permettre  la sortie des volatiles, ces trous furent encadrés par des  palis placés horizontalement et en léger débord pour leur servir de perchoir. La maison ayant été rachetée et rénovée à nouveau, l’actuel propriétaire a eu l’heureuse idée de conserver certaines de ces petites ouvertures.

LES  PRESSOIRS.

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 Ce genre de bâtiment peut lui aussi être rangé parmi les dépendances du logis principal. Leur nombre est en diminution constante et il n’en reste que très peu en état de fonctionner. Celui du Tay est vraiment remarquable d’autant plus que le moulin à écraser les pommes qui l’accompagne est lui aussi devenu un objet de musée.

 

 

Figure 64  PRESSOIR  AU TAY

 

 

Figure 65  MOULIN A  POMMES   AU  TAY

 

 La Corblaie.

Ce bâtiment d’une certaine longueur était  utilisé comme pressoir il n’y a pas encore très longtemps. Son emplacement, parallèle au chemin et son ouverture très large, permettaient de faire reculer les charrettes de pommes près du  moulin. Les deux pignons sont en pierres de schiste, la  façade est en palis placés verticalement et retenus par une barre en bois. Les palis, ayant été laissés à l’état brut, sont de hauteurs différentes si bien que des espaces existent et laissent passer l’air. Le toit ,quant à lui ,est en ardoises.

Figure 66 -ANCIEN PRESSOIR  A LA  CORBLAIE

 

 

 

LES  FOURS.

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Jusqu’en 1789, les fours étaient banaux, c’est à dire qu’ils appartenaient au seigneur. Pour faire leur pain, les paysans étaient contraints de les utiliser moyennant une redevance appelée le ban. Après la Révolution et l’abolition de certains privilèges, chacun eut la possibilité d’avoir son four, certains devinrent même communaux. C’est la raison pour laquelle les fours ne sont pas très anciens.

 

Figure 67 - FOUR  AU   PETIT MABIO

Avant la dernière guerre, le four était encore le lieu essentiel d’animation d’un hameau. On venait y faire cuire non seulement son pain mais aussi la charcuterie, les gâteaux, les rôtis et y faire sécher certains fruits. Avec les transformations agricoles et le développement des pratiques industrielles, la vie communautaire qui régissait les rapports humains a pratiquement disparu. Le four à pain est le symbole de cette vie rurale.

Les anciens se rappellent que, pour savoir si la température de cuisson était atteinte, on introduisait une feuille de papier journal dans le four et, si elle s’enflammait, c’est que la température était assez élevée pour enfourner.A La Gacilly, les fours recensés sont tous privés et sont au nombre de vingt deux.

Les Fours Isolés.

Figure 68  FOUR  AU  PETIT  MABIO

Seuls quatre fours sont isolés sur la commune, c’est à dire qu’ils ne possèdent pas de fournil ou ne sont pas intégrés dans un bâtiment. Celui de Gazeau est en très mauvais  état ainsi que celui de Buhan. A l’inverse, celui du Petit Mabio, est très bien conservé après avoir été restauré et remis en état de marche. Pratiquement tous les ans, on y fait cuire du pain.  Ces trois fours répondent à une seule et même  typologie : ils sont en forme de fer à cheval avec une couverture en ardoises à deux pentes et arrondie sur l’arrière. Celui du Petit Mabio dispose d’une gueule en ogive munie d’une  porte en fonte surmontée d’une cheminée en renvoi de fumée en briques rouges et en schiste. Le reste du bâti est en moellons de schiste du pays. Sur la façade, apparaissent deux corbelets qui étaient utilisés pour suspendre les outils du fournier comme la pelle et le rouable. La voûte est en briques et la sole en dalles.

 

 Figure 69  FOUR  AU  PETIT MABIO

 

Le quatrième four isolé est celui de la rue Françoise d’Amboise.

70 FOUR RUE FRANÇOISE D'AMBOISE

C’est un four isolé beaucoup plus récent.Il est en plan de fer à cheval en moellons de schiste. La couverture, très spéciale en étages, est en schiste et en ardoises. La gueule en ogive est fermée  par une porte en fonte et munie d’une cheminée en renvoi de fumée ,La façade comporte également deux corbelets  sculptés utilisés pour poser les outils nécessaires  au bon fonctionnement du four qui est allumé très régulièrement.

 

Figure 71- 72-  FOUR RUE FRANÇOISE D'AMBOISE

 

Les Fours avec aubette.

Ce sont des fours munis d’une espèce d’auvent, d’appentis appelé aubette qui servait à protéger le fournier du  vent et de la pluie lorsqu’il enfournait  son pain. Trois fours de cette typologie ont été recensés sur la commune.

La Villio.

Figure 73 FOUR à LA VILLIO

En forme de fer à cheval, il est en schiste ; la gueule est en ogive sans porte et laisse voir une voûte en briques et une sole en dalles. Il est muni d’une niche à cendres et d’une cheminée en renvoi de fumée. Le toit, en mauvais état, devait être à deux pentes avec un arrondi sur l’arrière et couvert d’ardoises. Le propriétaire a l’intention de le restaurer prochainement.

 La Roquennerie.

Figure 74- FOUR A LA  ROQUENNERIE

Le four a exactement les mêmes caractéristiques que le précédent mis à part que l’aubette est beaucoup plus grande et   peut servir de hangar. Il a cependant une autre particularité : juste à côté de la gueule du four il existe une deuxième cheminée très étroite   pour pouvoir placer un très grand chaudron destiné à faire cuire la pâtée aux cochons.

La Bouère.

Figure 75- 76-FOUR  A LA  BOUÈRE

A l’inverse des deux fours  précédents qui sont isolés par rapport à un autre bâtiment, le four à aubette de la Bouère est adossé à l’arrière de la maison d’habitation.La partie visible de l’extérieur est en forme de demi fer à cheval alors que l’intérieur a un plan de fer à cheval. Le toit en ardoises est à une pente ; c’est d’ailleurs la continuation du toit  de la maison. L’ouverture est carrée avec une gueule en ogive munie d’une porte en fonte ; la sole est en dalles et la voûte en briques.Ce four est muni d’une cheminée en renvoi de fumée en schiste et d’une niche à cendres ainsi que, sur le côté gauche, d’une marche ressemblant à un repose-seaux. Ce four est en très bon état et sert à préparer un repas complet environ une fois par an.

 La Provotais

Figure 77-78-FOUR   A  LA PROVOSTAIS

Autrefois, ce fut un four avec boulangerie mais, celle-ci étant en très mauvais état, le nouveau propriétaire l’a remplacée  par une aubette avec murets en schiste, poteaux et charpente en bois de chêne et toit en ardoises.Ce four, à l’extérieur, est de plan carré en moellons de schiste et couvert par un appentis d’ardoises. Munie d’une cheminée en renvoi de fumée, la gueule, en plein cintre, est fermée par une porte en fonte. La sole, légèrement  inclinée, est en briques ainsi que la voûte. Ce four fonctionne au moins une fois par mois ;   il est utilisé par les propriétaires bien évidemment mais aussi par d’autres villageois.

Les Fours avec boulangerie ou fournil.

Figure 79   FOUR A LA  GAZAIE

Ces fours sont en fait ceux qui sont précédés d’une petite bâtisse appelée fournil ou boulangerie dans laquelle le boulanger préparait la pâte et la faisait lever. Cette construction peut être à l’écart des autres bâtiments ou bien leur être accolés. Dans la première catégorie, on en compte cinq sur la commune dont celui de  la Gazaie :C’est un four en schiste ayant un plan de fer à cheval avec une gueule en ogive munie d’une porte en fonte et d’une cheminée en schiste en renvoi de fumée ; la voûte est en briques et la sole en dalles. Le toit en ardoises est à deux versants et arrondi à l’arrière ; il est surmonté d’un lignolet.    

 

 Figure 80 -FOUR A  LA  GAZAIE

 Les autres fours de cette catégorie sont situés à Haudiard, à la Ville Orion, à Saint-André et à la Ville Jarnier. Ce dernier a été en partie démoli, il ne reste plus que la boulangerie avec sa cheminée ; le trou noir que  l’on voit sur la photo est en fait la gueule du four mais vue de l’intérieur.

Figure 81 ANCIEN FOUR A LA  VILLE JARNIER

Les fours dont le fournil est adossé à un autre bâtiment sont les plus nombreux sur la commune puisque l’on en recense sept. Trois sont en mauvais état : le Châtelier, Saint-Jugon, et le Lieuvy ; pour ce dernier, le propriétaire pense à une restauration.

 

Figure 82- FOUR A GRASLIA 

 

 Trois autres, Graslia, Bel Orient et la Roche Gestin ont la même  typologie avec un plan en fer à cheval, un bâti en schiste, une cheminée en renvoi de fumée, une voûte en briques, une sole en dalles, une gueule en ogive et une porte en fonte.Chacun a cependant une particularité ; le toit de celui de Bel Orient a été restauré et comporte un lignolet ; celui de la Roche Gestin a une porte à deux battants et enfin celui de Graslia a un toit à une seule pente qui est en fait le prolongement de celui de la boulangerie. C’est la raison pour laquelle ce four a un mur extérieur très haut, plus de quatre mètres. Ces deux derniers fours sont munis d’une niche à cendres.

Figure 83- FOUR A BEL ORIENT 

La Gourgandaie.

Figure 84- FOUR A LA GOURGANDAIE

Le four de cette vieille demeure est le seul sur la commune à avoir un plan carré ; le toit en ardoises est en appentis tout comme celui de la boulangerie. Mis à part cela, il a les mêmes caractéristiques que les trois précédents pour ce qui est de la gueule, de la porte, de la cheminée, de la voûte et de la sole. En plus, il dispose d’une niche à cendres. Un incendie a endommagé la cheminée en 1941

 Figure 86-CARTES  DES  FOURS

 

LES  PALISSADES

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Mis à part la ligne de crête qui va d’Arguignac en Sixt-sur-Aff à Grisan en Saint-Nicolas-du Tertre formée de grès armoricain et quelques alluvions, le reste du sol gacilien est constitué de schiste : schiste pourpre au Nord de cette ligne de crête et schiste d’Angers au Sud, le premier plutôt destiné aux palis, dalles et moellons, le second donnant les ardoises. Il n’est donc pas étonnant que le schiste soit le principal matériau de construction à La Gacilly. Il est employé pour élever des murs ( moellons, pierres), pour couvrir des toits ( ardoises) ; autrefois, il servait même à séparer les différentes parties de la maison ( palis) ou à couvrir le sol (dallages). On le trouvait également comme traverse haute de porte, de fenêtre, de cheminée (linteau).

Figure 87-88-PALISSADE    AU   LIEUVY

Mais dans la région, son utilisation la plus répandue autrefois était la séparation des parcelles de terrain, surtout des prairies. Il existe encore de  nombreux restes de ces palissades comme  au Lieuvy, à la Provostais ou au Bout du Pont, dans les prés du Vaugleu  où les palis sont peu épais et bien taillés dans le sens des couches lamellaires

à l’inverse de ceux de la Mandraie laissés à l’état brut.

 

Figure 89

PALISSADE  A LA  PROVOSTAIS

Figure 90

PALISSADE A LA  MANDRAIE

Figure 91-PALISSADE   AU  BOUT  DU PONT

 

LES  MOULINS.

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 Les Moulins à Vent.

La Gacilly étant entourée de collines assez hautes, il était tout à fait normal qu’elle  fut bien pourvue en moulins à vent. A une certaine époque on en comptait cinq en activité :  la Croix des Archers rattaché à la Villouët, Graslia, Bréhaut au-dessus de Brozéas, le Pavillon qu’un incendie détruisit au début du XX° siècle , et enfin Maret, le seul dont il reste encore quelques murs. Situé entre le Châtelier et la chapelle Saint-Jugon, c’est un moulin du type petit pied, c’est à dire que la partie haute est plus conséquente que la partie basse.

Figure 92 - MOULIN MARET

Ce type de moulin est commun dans la région ; on le retrouve à Saint-Jacut-les-Pins, à Tréal et à Cournon avec le moulin du Coq, un peu plus loin que la grée Saint-Jean.

Figure 93 - MOULIN MARET

Le moulin Maret que l’on devrait prononcer et écrire Marette, du nom du premier meunier qui le fit fonctionner, est construit avec des moellons de schiste et comporte une porte tournée au Sud. Le haut de cette porte est constitué de pierres de schiste formant ce qu’on appelle un arc de décharge. Les pierres posées en rayonnement sont des similis de claveau ; ce genre de construction est aussi appelé en «  rayons de soleil » Les pieds-droits de cette porte sont montés avec des pierres de schiste formant harpe. Du pied de ce moulin, la vue est magnifique surtout au Nord et au Sud. Très bien dégagée, cette vieille construction sert encore de point de repère pour l’aviation civile et militaire.

Les Moulins à Eau.

Figure 94-ANCIEN MOULIN DU BOUT DU PONT

La Gacilly a toujours été marquée par l’eau à cause de ses rivières, ses ruisseaux et ses étangs. Comme pour les moulins à vent, il est donc normal qu’elle eut de nombreux moulins à eau au cours des siècles. Tous ont disparu ou presque mis à part celui du Bout du Pont.

 On peut citer :

Ø      le moulin de la Bouère sur le ruisseau des Brelles qui fut construit, semble-t-il, par Imbert de Forges, seigneur de la Bouère, avec l’assentiment de Guillaume III de Montauban, seigneur de La Gacilly, au milieu du XV° siècle.

Ø      le moulin de Galny, sur le Rahun, rattaché à la seigneurie  de la Ville Orion,

Ø      les moulins de Huno, de la Roche dit du Perchot et de Duré  également sur le Rahun, étaient plutôt rattachés à Carentoir.

Ø      le moulin Gestin au Lieuvy, sur l’Aff, qui faisait partie du Domaine personnel de la seigneurie de la Roche Gestin.

Ø      les moulins du Bout du Pont :  un à blé sur la rive gauche, le plus ancien puisqu’il existait en 1320 et, après bien des transformations, cessa son activité en 1967 pour devenir un centre social et actuellement le Végétarium,

Ø      un à foulon ou à « fouller draps à deux vols de chappons du chasteau.» Il était situé juste au-dessous du précédent,

Ø      un autre à blé a dû exister en face, sur la rive droite, à la place de la chamoiserie, l’actuelle place de la Ferronnerie.

 

L’EAU

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Figure 95- ÈTANG    DE   LA   ROQUENNERIE

Lorsque les Celtes arrivèrent sur la butte de  la Bergerie, La Gacilly dut leur apparaître comme une longue presqu’île orientée Nord-Ouest/Sud-Est et entourée par les étangs de la Roquennerie et de la Bouère reliés entre eux par le ruisseau des Brelles et par les étangs de la Chapelle-Gaceline et de la  Planchette reliés par l’Aff. Après que la rivière eut changé son cours et après qu’elle eut creusé son lit surtout au Bout du Pont, ces quatre étangs n’existaient plus au début du XX° siècle.Celui de la Roquennerie sera reconstitué dans la seconde moitié de ce même siècle. Celui de la Bouère alimentait en eau le moulin du même nom.

 

 Figure 96- VANNES   DE  LA   BOUÉRE

Afin de réguler la hauteur de l’eau, des vannes avaient été construites sur le bras du ruisseau des Brelles qui passait alors au niveau du carrefour de la route de Carentoir et de celle de la Chapelle-Gaceline. Les restes de ces vannes existent toujours.

Les autres ont été enfouies lors du remblaiement  des prairies en contre-bas de l’ancien moulin de la Bouère

 LES  PONTS.

Figure 97-  LE   DÈVERSOIR

Au Bout du Pont, il y a toujours eu soit un gué, soit un pont. Les Romains construisirent un pont en bois qui sera remplacé en 1320 par un autre en pierre construit par Olivier III de Montauban. Il coupait la rivière d’une façon plus oblique que l’actuel et franchissait le cours d’eau par cinq arches de pierre. En 1710, l’arche principale fut emportée et remise en état en 1719. En 1868, l’administration des Ponts et Chaussées détruisit ce vieux pont et construisit l’actuel. Le déversoir, quant à lui, sera édifié  quelques dizaines d’années plus tard.

Figure 98- ANCIEN  PONT  DES   BRELLES

 Trois particularités sont à signaler en ce qui concerne le ruisseau des Brelles. Tout d’abord, il porte deux noms : le ruisseau de Mabio jusqu’au bas de la côte de la Glouzie et ensuite il devient le ruisseau des Brelles ; les brelles étaient de grosses planches en bois mal équarries qui faisaient office de pont. Autre particularité : un peu plus loin que l’endroit ci-dessus et à côté du Centre de Secours, c’est un très long palis qui fait office de pont.

Figure99-   SENTIER  DE HALAGE  EN PALIS

 

 Enfin, troisième particularité, c’est à partir de ce pont que  le ruisseau a changé de cours et a emprunté un chemin destiné aux charrettes ; celles-ci pouvaient toujours passer mais les piétons, eux, ne le pouvaient  plus. Un sentier de halage fut aménagé lui aussi en palis. Il existe toujours et vient, d’ailleurs, d’être  restauré par la commune. C’est un coin très sympathique de la campagne gacilienne.

LES  FONTAINES.

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Du temps des Celtes et même après, les sources étaient considérées comme des lieux sacrés. Les fontaines  qui furent construites aux mêmes endroits devinrent, elles aussi, des lieux de culte .En dépit des anathèmes et des ordres donnés par les évêques pour détruire ces objets d’une vénération mystérieuse, ce culte des fontaines perdura et les autorités religieuses se bornèrent à sanctifier ces lieux  où toutes les misères physiques et morales de l’homme avaient l’habitude de trouver un soi-disant soulagement. Les fontaines de guérison devinrent des fontaines de dévotion. La Gacilly, au XVIII° siècle, comptait près d’une quinzaine de fontaines.

Il n’en reste maintenant que cinq.

La Haute Bardaie

 

 

Figure 100-FONTAINE DE LA  HAUTE BARDAIE

 

C’est la fontaine la plus dénudée de La Gacilly ; ce n’est, en fait, qu’une source captée qui débouche dans un carré muré en pierre de schiste. Elle donne naissance au Redo, un affluent du ruisseau de Sigré, lui-même affluent du Rahun. Autrefois, l’eau de cette fontaine était réputée pour être d’une qualité exceptionnelle et pour favoriser la fécondité.

 Le Chesne Rond

Figure 101-    FONTAINE  DU  CHESNE ROND

 

La source est abritée par un bâti ressemblant à celui d’un puits carré en schiste mais le fonds n’est en fait que la roche dans laquelle la fontaine a été creusée ; le toit en appentis est en palis ; la façade comporte une ouverture carrée et une margelle en schiste à l’aplomb du bâti. Les gens du voisinage ne se rappellent pas avoir vu cette fontaine à sec même par les grandes sécheresses. Elle est située au bord du chemin qui va du Chêne à Brozéas.

 Haudiart

Figure 102-    FONTAINE A HAUDIART

Cette fontaine a l’allure d’un puits avec un bâtis carré en moellons de schiste ; le toit comporte une partie horizontale, c’est en fait un linteau de schiste taillé et une autre en pente faite de palis. Deux repose-seaux encadrent l’ouverture carrée.

 Brozéas

Figure 103  -FONTAINE   A   BROZÈAS

 

C’est la réplique de celle du Chesne Rond sauf que le toit est horizontal. D’ailleurs, elle n’en est pas très éloignée et c’est  sans doute la raison pour laquelle le chemin qui les relie porte le nom de chemin des Puits. D’ordinaire, le puisage de l’eau dans un puits est effectué au moyen d’un treuil appelé travouillet, instrument inutile dans une fontaine puisque l’eau arrive à hauteur de margelle et est puisée directement avec un seau ou, à la rigueur, avec un croc en bois ou en fer. Cet outil se trouve en permanence sur le toit de la fontaine de Brozéas. De cette fontaine et de la précédente partent deux rus qui se rejoignent entre Brozéas et la Ville Jarnier  pour former le ruisseau du Lobidy, un autre affluent du Rahun.

Courbe 

Perdue au bas de la butte de Rampono et à l’orée de la Forêt Noire, au bord du chemin creux qui va de la Glouzie à la Roquennerie ( encore un endroit sympathique de la campagne gacilienne), cette fontaine ressemblait beaucoup aux deux précédentes mais, en très mauvais état, elle a été obstruée par mesure de sécurité en attendant une restauration prochaine.

 Saint-Jugon

Figure 104-FONTAINE  A  LA CHAPELLE  ST JUGON

C’est la plus belle fontaine de La Gacilly. En plan de fer à cheval avec une toiture en forme de dôme surmonté d’une croix avec soubassement, elle est entièrement construite en schiste ; l’ouverture en ogive est obstruée par une porte grillagée. A l’intérieur et au fonds, une niche a été aménagée et présente une statuette de Saint-Jugon. Autrefois, le jour du Pardon, le Lundi de Pentecôte, l’officiant trempait la hampe de la croix processionnelle dans la fontaine puis bénissait les enfants. De même, pour solliciter le bienheureux Jugon de faire tomber la pluie, une prière spéciale était dite par le célébrant alors qu’il trempait la hampe de la croix dans l’eau de la fontaine

 

Figure 105- ORATOIRE STJULITTE

 

A ces cinq fontaines encore existantes, il est possible d’ajouter

L’oratoire de Sainte-Julitte au Bout du Pont qui a été édifié avec un palis en position verticale et une statue de la sainte à l’emplacement où il n’y a pas encore si longtemps existait une fontaine dédiée à   Sainte Julitte et Saint Cyr, son fils. Autrefois, à cet endroit, avait lieu un pèlerinage ainsi qu’une grande foire gacilienne  qui se terminait par le jeu de la quintaine sur la rivière et par une soirée dansante

 

LES  LAVOIRS

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Autrefois, le lavoir était un lieu de travail mais aussi un lieu de rencontres. Les lavandières arrivaient le matin avec, dans leur brouette, quelques morceaux de bois et le balluchon de linge sale enveloppé dans un drap. La lessiveuse et le baquet ou la caisse restaient en permanence près du lavoir. Lavandière était même devenu un métier.

Il ne reste que cinq lavoirs sur la commune.

Tous ceux qui se trouvaient en bordure des  ruisseaux et des rivières ont disparu, en particulier le très beau lavoir de la Bouère. Ceux qui ont été  conservés sont situés dans les villages et à côté d’une fontaine ou d’une source.

C’est le cas du lavoir du Pâtis où la source débouche directement dans le lavoir ; l’eau s’en échappe ensuite en formant un ru qui traverse tout le village .C’est un lavoir carré entouré de palis et dont le fonds est aussi en

palis. Il est très bien entretenu.

Figure 106- LAVOIR   DU    PATIS

 

Brozéas.

Vraisemblablement le plus ancien de tous, il est entièrement constitué de palis : les parois, le forme rectangulaire, il n’est malheureusement pas en bon état. Il est séparé de la fontaine par un ancien abreuvoir.

Figure107- LAVOIR   A  BROZÈAS

La Haute Bardaie.

Comme le lavoir précédent, il fait suite à la fontaine. Les murets sont en moellons de schiste ; le fond est en palis. Il a été très bien restauré dernièrement.

Figure 108-LAVOIR  A   LA   HAUTE   BARDAIE

 

Haudiart.

Lui aussi fait suite à une fontaine.De forme carrée, le pourtour est constitué de palis taillés. Le fond est également en dalles de schiste++++ Après un grave incendie dans un village gacilien, le maire de l’époque, M. Alexandre Bruc, avait pris la décision de doter les villages importants d’un  point d’eau ; c’est ainsi que ce lavoir vit le jour.

Figure 109 -LAVOIR   DE   HAUDIART

Le Chesne Rond.

Là encore, la fontaine est accompagnée d’un abreuvoir et d’un lavoir. Constitué également et entièrement de palis, il a une forme très spéciale, un peu trapézoïdale, la pointe du trapèze permettant l’écoulement de l’eau. Il y a quelques années, sur ce site bucolique de La Gacilly, une fête villageoise avait  été organisée avec, en particulier, une animation autour de ce lavoir où des lavandières, en costume d’autrefois, avaient réalisé une lessive à l’ancienne.

Figure 110-LAVOIR   DU CHESNE ROND

 

 

LES  PUITS.

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Au cours de l’inventaire, près d’une soixantaine de puits ont été recensés. La plupart de ces puits et des pompes gaciliennes ont disparu lors de l’installationn du service d’eau et aussi parce que l’eau devenait impropre à la consommation. Il n’en reste qu’une vingtaine en état de fonctionner et encore ne sont-ils pas toujours en très bon état. Ils sont soit privés, soit mitoyens ou soit communaux. Cerrtains puits de La Gacilly sont très profonds ; c’est ainsi que les deux anciens puits de la Glouzie ont respectivement 42 et 46mètres.

Dans leur grande majorité, les puits gaciliens sont enfermés dans un petit édifice carré, coiffés d’un toit avec une partie horizontale et une autre en pente mais toujours en palis. Le treuil appelé travouillet qui servait  au puisage de l’eau a généralement disparu et a été remplacé soit par une pompe à bras soit par une pompe électrique, l’eau puisée n’étant plus employée pour la consommation mais pour l’arrosage des jardins ou le lavage des voitures.

Figure 111- PUITS  A  LA   BOUÈRE

 

Les puits du 20 rue de  la Bouère, la Villio, la Corblaie, le Châtelier, Saint-Jugon, Buhan et la Navetterie sont pratiquement identiques : de plan carré en moellons de schiste (sauf Buhan qui a un plan de fer à cheval), avec une margelle en schiste à l’aplomb de la façade ; la couverture présente un palis à l’horizontale puis une partie en pente, toujours en palis ( celui de la Bouère n’a qu’une seule pente);

Figure 112-  PUITS  A  LA   BOUÈRE

l’ouverture est carrée et ils sont munis d’un travouillet,  sauf celui de la Corblaie. Les travouillets des puits de la Bouère et de la Villio, munis d’une chaîne, sont en bon état et toujours utilisés. Mis à part le puits de la Villio, les six autres comportent un voire deux repose-seaux et ces repose-seaux, situés de part et d’autre de la margelle, sont recouverts par un palis. La margelle du puits de la Villio est très usée ce qui prouve son ancienneté. En hiver, l’eau arrive à hauteur de la margelle dans le puits de la Corblaie.

Figure 113 -PUITS  DE  LA  CORBLAIE

Figure 114-PUITS  A LA  VILLIO

Celui du Châtelier comporte une particularité : en effet, une niche intérieure a été aménagée à hauteur de la margelle ; elle servait à mettre le beurre au frais pendant les journées chaudes de l’été. Devant la margelle, le sol est recouvert d’un palis pour les puits de la Bouère, du Châtelier, de Saint-Jugon et de la Navetterie.

Figure 115-PUITS   DU   CHÂTELIER

Figure 116- PUITS   DE LA NAVETTERIE

 

Puits de la Ville aux Aînés
Figure118- PUITS  A  LA  VILLE AUX AINÉES

 

C’est un puits communal carré qui a été entièrement reconstruit à l’identique mais malheureusement avec des parpaings et du ciment. Il a les mêmes caractéristiques que les puits ci-dessus. L’ouverture carrée est protégée par une porte grillagée en fer. Le travouillet, sans doute d’origine, est en très bon état.

Puits de l’Hôtel Sero

Figure 119-120-- PUITS A  L'HOTEL SÉRO

C’est un puits communal qui possède la plupart des caractéristiques des puits gaciliens avec, cependant, quelques particularités comme son toit qui n’est qu’à une seule pente en palis. L’intérieur est lui aussi spécial puisqu’il a un plan de fer à cheval. La chaîne qui s’enroule autour d’un travouillet se termine par un accroche-seau plutôt curieux. Ce puits n’est plus utilisé car il est pratiquement toujours à sec.

 Puits du n° 12 de la rue du Relais Postal 

Figure 121- PUITS  DU   RELAIS  POSTAL

Ancien puits carré communal qui a été restauré d’une façon très particulière. L’un de ses côtés est en fait le pignon d’une maison et l’autre est constitué par la façade d’une autre maison. Sur les deux autres côtés, un muret en moellons de schiste a été construit où prennent appui deux poteaux en bois qui supportent un toit à deux versants en ardoises. Le puits est carré à l’intérieur mais ne comporte pas de système de prise d’eau.

 Puits du n° 24 de la rue La Fayette 

Lui aussi est un puits à part car il ne ressemble pas aux autres puits que l’on rencontre sur la commune. Il est constitué d’un muret en schiste qui supporte un bâti en fer forgé sur lequel est posé un toit en planches. Carré à l’intérieur, il dispose d’un travouillet. Ce puits n’a jamais tari depuis onze ans.

Figure 122-PUITS  RUE   LAYETTE

 Puits de la Provostais.

Lui aussi est très spécial et son histoire est vraiment particulière. Autrefois, il s’agissait d’un puits classique gacilien avec un bâti carré et un toit en palis. Il se situait dansl’alignement des maisons de la rue de la Provostais, au pignon de la dernière maison d’alors. Les propriétaires,  envisageant de construire une nouvelle maison à cet endroit, décidèrent de garder le puits et de l’incruster dans le mur de la nouvelle demeure en lui donnant le style de cette dernière. Seuls les deux repose-seaux et la margelle ont été conservés et sont donc d’origine.  Ce puits comporte, à l’intérieur, deux niches à beurre comme pour le puits du Châtelier. Malgré une profondeur de douze mètres environ, ce puits tarit par grande sécheresse. Il est équipé d’un travouillet et d’une pompe électrique, l’eau puisée servant essentiellement à l’arrosage

Figure 123- PUITS  A  LA  PROVOSTAIS

 

Puits du n° 3 de la rue de la Bouère

Ce puits a les mêmes caractéristiques que la plupart des puits gaciliens c’est à dire qu’il est en schiste, de plan carré avec une margelle en schiste à l’aplomb de la façade. La couverture en palis comporte une partie horizontale et une autre en appentis. Il dispose de deux repose-seaux en schiste également. L’ouverture carrée est protégée par une petite barrière en bois. Avec sept mètres de profondeur seulement, ce puits n’a pourtant jamais tari au moins depuis 1921.

Figure 124 -PUITS  A   LA  BOUÈRE

 

Figure 125- CARTE DES PUITS

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PATRIMOINE  VÉGÉTAL GACILIEN :  le TRICHOMANES

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Figure 126-  TRICHOMANES

Le Trichomanes est une fougère vivace en voie de disparition. C’est une plante aux feuilles triangulaires de 10 à 30cm de long, vert sombre, minces, translucides et finement découpées. Cette fougère se rencontre surtout dans les vieux puits dont le nombre est en constante diminution. Le Conservatoire Botanique National de Brest a effectué le recensement de cette plante et l’a identifiée dans un seul puits du Finistère, trois des Côtes d’Armor et une cinquantaine dans le Morbihan dont un  à La Gacilly, au village de la Villio.

 

RELIGIEUX

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 LES  CROIX

Il y a une vingtaine d’années, J.P. Ducourret, un spécialiste des croix anciennes, a étudié celles du canton de La Gacilly, étude très détaillée et très technique quant à leur situation, le matéraiu utilisé, leur structure et les différents types de croix. A partir de ces critères, il a réussi à déterminer une datation approximative.

Les croix gaciliennes n’ont pas une orientation bien précise ; pour la plupart, elles font face aux routes ou aux chemins et sont plutôt implantées dans les carrefours. Le matériau utilisé est naturellement le schiste du pays. Pour ce qui est de la structure, elle varie suivant l‘ancienneté.

La majorité d’entre elles ont un empattement à la base du fût pour renforcer leur stabilité ; d’autres sont dressées sur un soubassement de plan rectangulaire en moellons de schiste et couvert d’une dalle souvent saillante. La croix, elle-même, au moins pour les huit plus anciennes, est taillée dans une plaque de schiste plus ou moins épaisse, un palis en somme. Enfin, beaucoup de ces croix sont historiées, c’est à dire qu’elles comportent un décor, une gravure ou une sculpture.

 

Croix de Bel-Orient

Figure 127- CROIX   DE  BEL-ORIENT

C’est très certainement la plus ancienne croix de La Gacilly de par sa structure ( pas  d’empattement ni de soubassement), de par le matériau  utilisé ( plaque monolithe taillée dans du schiste) et de par ses dimensions réduites. Sans  pouvoir donner une date très précise, tous ces critères laissent à penser  qu’elle doit dater du Moyen Age. Autre preuve de son  ancienneté, c’est son implantation à la pointe d’une parcelle de terre nommée «  Pièce de Devant la Porte » dans un vieux cadastre. Pourquoi une porte à cet endroit ? Ne serait-ce pas celle de l’entrée de notre oppidum  romain de la Bergeire ? D’autant plus, qu’une autre parcelle située juste au-dessus est décrite, dans un acte notarié de 1761, comme entourée «  d’anciens vieux  fossés » . Quand on sait que les premières croix furent  implantées dans des endroits stratégiques, la croix de Bel-Orient n’a pas été placée là par hazard il y a sept ou huit siècles. Bien sûr, et comme pour toutes ces vieilles croix, elle a sa légende et c’est pourquoi certains vieux Gaciliens l’appellent la croix de la Belle Jeannette ou aussi la croix du Loup Garou.

Croix Jacquary

Figure 128 -CROIX   JACQUARY

C’est une croix pattée monolithe avec un fût à chanfrein, c’est à dire que sa section est rectangulaire mais les angles sont éliminés Un peu plus récente que la précédente, elle fut sans doute érigée pendant la période templière. Elle comporte un léger empattement mais pas de soubassement ce qui la fragilise ; elle est d’ailleurs tombée plusieurs fois ce qui explique, sans doute, la disparition de   son bras gauche.Elle comporte une ornementation : sur le bras droit, un T y est gravé ; ce genre de croix est alors appelé «  croix de potence » parce qu’à cet endroit, en général, un condamné a été soit pendu, soit enterré. La légende gacilienne, mêlée d’histoire, rapporte qu’un certain individu peu recommandable nommé Jacques Caris ( d’où le nom de cette croix) fut assassiné à cet endroit.

 Croix du Palis Percé

Figure 129 -CROIX  DU PALIS PERCE

Très bel exemple de croix redentée, c’est à dire que les creux séparant les bras sont très prononcés et s’inscrivent dans un carré. Tout le corps de la croix est chanfreiné. Elle fut érigée par un seigneur de la Ville Orion en 1671, date gravée dans un écu figurant à l’intersection des bras. Elle fut bénite par Jean Fréoul, prêtre à La Chapelle-Gaceline.

Croix du Chesne Rond

Figure 38- CROIX  DU  CHESNE  ROND

Zone de Texte: Figure 38- CROIX  DU  CHESNE  ROND Située en bordure d’un petit chemin creux qui va du village du Chêne à celui de Brohéas ( encore une belle promenade à effectuer), c’est une croix latine monolithe en schiste. Elle comporte un décor important qui raconte son histoire. D’abord elle est datée de 1819.

Figure 130 -CROIX  DU CHESNE ROND

Au centre, figure le  monogramme IHS ( Iesus Hominum Salvatore : Jésus sauveur des hommes). Sur les bras, sont gravés un nom et un prénom : CHOTAR et JEAN si bien que certains gaciliens l’appellent la croix de l’abbé Chotard. Double erreur car le Chotard en question est en fait le tailleur-constructeur de cette croix, pas du tout prêtre ( il fabriquait également des cadrans solaires) et le  véritable initiateur de ce monument est l’abbé Olivier Tastard  qui est aussi l’auteur de la pensée gravée sur le fût

«  DIEU TE REGARDE

PECHEUR ET TU NI

PENCE PA «

Croix des Archers

Figure 131-CROIX  DES   ARCHERS

 

Très simple elle aussi, mais plus fine et plus haute que la précédente, elle repose sur un  soubassement comportant une niche. Elle porte la date  de 1880 mais elle remplace vraisemblablement une  croix plus ancienne qui figure sur le vieux cadastre gacilien de 1824 et qui avait été déplacée en 1818 pour permettre l’élargissement du chemin qui allait de La Gacilly à Carentoir en passant par le Palis Percé. A cette occasion, des ossements furent découverts sous le tertre sur lequel s’élevait la croix.  Serait-ce le lieu d’une bataille ? Les dépouilles des archers tués auraient- elles été ensevelies à cet endroit ?  Peut-être, mais il faut aussi savoir  que les «  archers » autrefois étaient des menuisiers qui fabriquaient des arches, c’est à dire des coffres en bois et que ces archers-menuisiers avaient pour habitude de se faire enterrer dans des endroits bien précis. Alors ?

Croix de Saint-Jugon

Située à gauche de la porte d’entrée de la chapelle, c’est une croix latine très simple, elle aussi, avec des bras plutôt courts ( celui de gauche étant abimé), elle repose sur un soubassement assez conséquent dans lequel l’empattement disparaît presque entièrement. Elle aussi comporte une ornementation intéressante : il s’agit de cinq trous représentant les cinq plaies du Christ. 

Figure132-CROIX   DE  ST  JUGON

 Sur le site de la chapelleSaint-Jugon, il existe trois autres   croix :

deux sont en bordure de la route, la première, très récente, a été saccagée alors qu’elle allait être bénite ; juste derrière, la deuxième est une croix ex-voto de 1902 offerte par une famille gacilienne ; également mutilée, la croix en fonte a été cassée ; enfin, la dernière, tout en bas, près de la fontaine, fut érigée par un entrepreneur gacilien il y a une quarantaine d’années.

Croix de la Ville Orion  

Figure 133- CROIX DE LA  VILLE ORION

C’est une croix latine aussi, très simple, elle ressemble beaucoup à celle de la croix des Archers tout en étant un peu plus basse. Elle est ornée d’une inscription sur la longueur des  deux bras :

 «  QUI TIMENT DOMINUM  SPERAVERUNT IN DOMINO 

» ce qui veut dire : « Ceux qui craignent

le Seigneur peuvent espérer en Lui ».

Le 13 juin 1944, un bombardier anglais en difficulté dans les environs de La Gacilly lâcha une partie de sa cargaison au-dessus des bois de la Ville Orion ; l’une des bombes tomba près de la croix  et explosa. Un des éclats vint la frapper au centre des bras ( la trace y est toujours visible) et une partie de l’inscription ci-dessus a disparu.Près de la Ville Orion, sur la petite route qui mène de la Saudraie à la Villio, il y a la croix de la Noë Sabot  dont la partie sommitale, en fonte autrefois, a été remplacée  par une simple croix de bois portant un Christ.

Toujours à la Ville Orion, dans l’allée qui mène au château, un petit oratoire très particulier a été érigé, entre  deux vieux troncs d’arbres, par un ancêtre de la famille de Longeaux.

Figure 134- ORATOIRE

 

Croix Elven

Figure 135- CROIX  DE  LA  CROIX ELVEN

C’est une croix de fonte posée sur un socle en maçonnerie ; au centre de cette croix, figure la Vierge Marie présentant l’Enfant Jésus. C’est la seule croix de ce type à La Gacilly. L’importance de son socle permet de supposer qu’une croix plus importante existait autrefois à cette croisée de chemins surtout quand on sait qu’elle a été déplacée lors de l’agrandissement de la route de Malestroit.

Croix de Gazeau

Figure 136-CROIX    DE   GAZEAU

Le village de Gazeau n’a vu le jour que dans les dernières années du XIX° siècle. Au milieu du carrefour du chemin La Gacilly/le Pâtis et du chemin de la Landelle qui allait de la Glouzie à la Gazaie, il y avait une vieille croix qui figure d’ailleurs sur le cadastre de 1824. Étant sans doute en mauvais état, elle fut remplacée, lors de la grande mission de 1913, par une croix de mission, érigée un peu plus bas, là où elle s’élève actuellement. C’est la seule croix en granit de La Gacilly.

Le Calvaire

Figure 137- LE   CALVAIRE

C’est un ensemble monumental qui a été construit en 1884, la date figure sur le muret qui comporte une niche, au pied de la croix. Il fut restauré en 1909 avec la mise en place d’un nouveau Christ ; une série de cartes postales anciennes relate cet événement. Lors d’une mission en 1933, il fut à nouveau rénové. La croix est encadrée par deux statues qui représentent la Vierge Marie et Marie-Madeleine.

 Le Cimetière

Figure 138- LE   CIMETIÉRE

 

En 1880, après la disparition de l’église Saint-Nicolas et de son cimetière sur la route de Glénac, ce dernier fut transféré là où il se trouve actuellement sur un terrain donné par l’abbé Joseph Collet en 1866. Ce cimetière  comporte un grand nombre de types de croix de structures et de matériaux différents ? Cependant, dans la partie Sud-Ouest, la plus vieille, un ensemble de croix anciennes est assez remarquable.Pour terminer, il faut signaler que beaucoup de croix ont malheureusement disparu comme le petit calvaire qui se situait à l’entrée de la rue de la Motte, le long du cimetière, la croix Lenric près de Brohéas, la croix Sorel près du Tay, la croix du Cas Rouge ( placis Ducrest de Villeneuve actuel) et enfin la croix de Saint-Vincent, près de la chapelle du même  nom, qui fut abattue en 1790 pour «  fêter l’émancipation de la commune ».

LES CHAPELLES  

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Sur les neuf chapelles qui furent construites à La Gacilly, une seule a vraiment subsisté et, chose curieuse, il s’agit très vraisemblablement de la plus ancienne.

¨      Chapelle Sainte-Julitte : elle a dû exister à l’emplacement de l’oratoire actuel sur la place de la Ferronnerie au Bout du Pont. C’est Françoise d’Amboise qui la fit construire.

¨      Chapelle Saint-Jean : de l’autre côté du pont, c’était la chapelle de l’hôpital. Elle fut détruite en 1818 lors de la construction de la nouvelle route de Redon.

¨      Chapelle de Croix-Chemin ( ou de Trois Chemins ?) : elle se trouvait au village de la Glouzie. Elle fut construite par le seigneur de la Ville Orion et le prêtre Pierre Gicqueau.

¨      Chapelle Saint-Vincent :  elle fut construite à la fin du XV° siècle là où, en 1418, Vincent Ferrier fit un sermon en passant à La Gacilly. En 1798, cette chapelle fut vendue comme bien national et convertie en maison d’habitation.

De ces quatre chapelles, il n’y a plus rien qui témoigne de leur existence mis à part les archives.

Chapelle Saint-André

Figure 139- ANCIENNE  PIERRE   D'AUTEL

Située entre le village de Saint-André et le ruisseau de Mabio, très peu de documents parlent de cette chapelle qui figure cependant comme ruine sur le cadastre de 1824.    Actuellement, ce n’est plus qu’un amas de pierres  au milieu d’un bosquet entouré de prairies.Un peu de débroussaillage et quelques menues fouilles récentes ont permis de dégager l’ancienne pierre d’autel.

Chapelle Notre-Dame de la Villouët.

Elle fut construite par un des sieurs de la Villouët. Elle avait pour patron Saint-Guillaume. Plusieurs mariages y furent célébrés. En 1665, le prêtre gacilien Jean Dubois en était le chapelain. C’est lui qui, en hiver, pour réchauffer ses ouailles, les faisait danser et chanter devant la chapelle en attendant l’heure de l’office.

Figure140- CHAPELLE   DE LA VILLOUET

 Chapelle de la Ville Orion.

Figure 141-CHAPELLE DE LA  VILLE ORION

Trois belles statues  en bois de la Vierge, de Saint-Barthélémy et de Saint-Léon ornaient la chapelle Saint-Jugon mais, pour qu’elles ne soient pas abîmées pendant des  travaux, elles furent déposées dans une chambre à la Roche Gestin puis partirent ensuite pour cette chapelle dela Ville Orion. Pour quelle raison ?  Il semble que ce déplacement fut organisé pour qu’elles échappent au recensement lors de la séparation de l’église et de l’État.

Chapelle Saint-Nicolas.

Figure 142-CHAPITEAU DE LA COLONNE

Sans doute construite au XIV° siècle, elle devint, par la suite, l’église paroissiale jusqu’à sa disparition en 1860. Cette chapelle devait avoir un cachet certain si   l’on en juge par l’unique colonne (avec un remarquable chapiteau) qui nous soit parvenue et quand on sait, par les archives, qu’elle possédait « un magnifique retable en pierre blanche sur lequel s’appuyait le maître-autel. »

 Chapelle Saint-Jugon.

Figure 143-CHAPELLE  ST JUGON

Un aveu de 1396 parle déjà de Saint-Jouhon-des-Bois à La Gacilly.La première chapelle fut construite un peu plus  loin que celle que nous connaisssons actuellement  mais toujours le long du chemin de Sigré. Au milieu du XVI° siècle, elle fut remplacée par une deuxième, au même endroit. En 1665, un mariage y fut célébré par messire Jean Dubois,  chapelain de la Villouët. Pendant la Révolution, elle fut saccagée et les magnifiques boiseries qui l’ornaient furent très endommagées. En 1840, une troisième chapelle  fut érigée un peu plus près de la route que les deux précédentes ; ce fut l’œuvre des abbés Foloreille, Chérel et Crusson aidés par le maire d’alors, le docteur Aillet et par de nombreux bénévoles gaciliens.

L’Église.

Figure144-SORTIE    DE  MESSE

En 1832, Mme Vve Joseph Le Roy fait don à la commune d’une parcelle de terrain appelée la Butte du Vieux Château. En 1837, deux religieuses ursulines de Redon, les sœurs Grinsart-Lasalle, donnèrent, elles aussi, au même endroit, deux autres parcelles de terrain appelées le Petit Château.Il fallut attendre le 18 mars 1844 pour qu’un projet soit élaboré, rédigé par l’architecte de l’arrondissement, M. Charier. Mathurin Robert, alors maire de La Gacilly, fit débuter les travaux en 1845. Ils devaient perdurer car ce n’est qu’en 1872 que le clocher fut terminé. Entre temps, la bénédiction solennelle avait eu lieu en 1859.Cet édifice a été beaucoup critiqué ; il a été comparé très souvent à un temple antique, à un tribunal et même à un théâtre. Il est vrai que l’extérieur est plutôt dénudé et assez austère tout comme l’intérieur d’ailleurs qui, lui, est égayé par deux tableaux récemment restaurés : la Femme Adultère et Saint-Nicolas.

 

 

CURIOSITÉS

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 LES  POLISSOIRS.

Autrefois pour aiguiser les objets tranchants, les couteaux en particulier, on se servait d’affûtoirs en pierre, en schiste par exemple mais aussi de pierres à aiguiser. Celles-ci avaient besoin de temps en temps d’être affinées, d’être polies. Pour cela, on se servait également  du schiste local, des palis. Mais comme il fallait également de l’eau pour réaliser ce polissage, ce travail s’effectuait près des puits ou près des ruisseaux. C’est la raison pour laquelle on trouve encore des margelles de puits ou des repose-seaux creusés de curieuses rigoles comme le repose-seaux du puits de Buhan dont le palis a tellement servi de polissoir que l’un ses côtés en est cassé.

Figure 145- POLISSOIR à BUHAN

Figure146- POLISSOIR des BRELLES

Encore plus curieux, ces excavations se retrouvent sur un très gros palis à côté du petit pont qui enjambe le ruisseau des Brelles non loin du Centre  de  Secours

LES  BOULETS 

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Pour terminer cet inventaire et afin d’être le plus complet possible, deux éléments inclassables dans les catégories ci-dessus doivent être signalés.

Lors de la démolition des restes du donjon gacilien  derrière l’église actuelle, certains matériaux,  ayant été jugés plus ou moins intéressants, furent  mis de côté et entreposés sur un terrain vague,  terrain qui sera racheté par la suite par M. Auguste Jouvance pour devenir l’entrepôt de son entreprise de construction. Parmi les matériaux entreposés se trouvaient deux grosses pierres sphériques que M. Gabriel  Chesnais récupéra car il avait entendu dire, soi-disant, que ces pierres étaient, en fait, deux boulets de catapulte provenant de l’ancien château fort gacilien

 

147-LES Boulets