RANDO   -  PATRIMOINE

ACCUEIL

 

 

La Gacilly a eu un passé historique très riche ; nous allons essayer d’en visiter une petite partie.

 il ne reste plus aucun vestige des bâtiments importants que cette commune possédait ; par contre, il y a un petit patrimoine très intéressant à découvrir. 

 POINT  1- Ancien Marché aux Cochons.  

                        Vous êtes ici sur l’ancienne voie romaine allant de Renac à Ploërmel. Cette voie descendait de la grée St Jean, franchissait la rivière au Bout du Pont par un gué d’abord puis sur un pont car, après la construction de la digue/déversoir pour retenir l’eau, les affouillements profonds produits dans le lit de la rivière par la chute de l’eau, firent apparaître de vieux poteaux en bois genre pilotis, l’abbé Chérel parle même de pointes de pieux de chêne. Des poutrelles de fer furent également mises à jour. Or ces pilotis ne coincidaient pas exactement avec les arches du pont construit vers 1320 ce qui prouve l’existence d’un premier pont au temps des Romains, les matériaux découverts sont là pour le prouver.

La voie empruntait ensuite la rue La Fayette actuelle et continuait vers la rue St Vincent, puis se dirigeait vers la Glouzie. Pendant de longs siècles, ce fut la seule voie desservant La Gacilly.

Il faut attendre le XIV° siècle pour voir apparaître deux autres chemins importants :

§         le Redonais qui reliait Redon à Malestroit ; à La Gacilly, il empruntait la voie romaine pour passer la rivière puis s’en allait par le côté Est du château vers la Bouère et ensuite vers Tréal

§         Le grand chemin du Roy allait de Redon à Guer en passant sur la grée St Jean puis à Trégaret et en empruntant le pont de la Chapelle-Gaceline pour franchir l’Aff.

L’ancienne voie romaine, où nous nous trouvons, était donc un point d’entrée important à La Gacilly. C’est pourquoi, lors de ses nombreuses pérégrinations, Frère Vincent  - qui devait devenir Saint Vincent Ferrier en 1455 -  passa à La Gacilly à la fin de l’année 1418 pour se rendre de Ploërmel à Redon ; il prononça un sermon sur le chemin qui monte au Pavillon, juste à côté. C’est la raison pour laquelle cet endroit devint très populaire avec un pardon annuel d’où la construction d’une chapelle St-Vincent, d’une croix St-Vincent et même d’une fontaine St-Vincent. Cette partie de la voie romaine prit alors le nom de rue St-Vincent. Enfin une foire y vit le jour :

Ø       le marché aux moutons et aux cochons se tenait sur un placis entre le chemin menant à la Bergerie et un autre montant au Pavillon, ce dernier prendra  plus tard le nom de rue du Bétail.

Ø       le marché aux chevaux et aux bovins s’effectuait ici-même. Par la suite, après aménagement, il deviendra le marché aux cochons, les bestiaux descendant sur le nouveau champ de foire face à l’église actuelle.

La CHAPELLE  SAINT-VINCENT.

                         Elle fut construite à la fin du XV° siècle, après la canonisation de St Vincent Ferrier. Un document ( et ils sont rares ceux qui évoquent cette chapelle) rapporte qu’elle fut « érigée en haut de la rue du Bétail, du côté Nord, sur le bord du petit chemin creux qui, du marché aux cochons, conduit au marché aux chevaux ». La rue du Bétail était le début de la rue du Pavillon actuelle.

C’est sans doute Françoise d’Amboise qui fut à l’origine de cette chapelle. Il a même été écrit qu’elle en posa la première pierre en 1458. Il faut dire que la dame de La Gacilly avait une très grande dévotion envers ce saint et, que le jour de sa canonisation, l’évêque de Vannes lui remit quelques unes de ses reliques. Il n’est donc pas étonnant qu’elle fit construire cette chapelle pour y déposer, au moins en partie, les restes vénérés de Frère Vincent.

Cette chapelle existait encore dans la deuxième moitié du XVII° siècle puisqu’elle figure sur la carte de Cassini.  L’abbé Chérel qui a dû voir les restes de cette chapelle  nous décrit cette bâtisse comme

 «  étant en petit appareil constitué par des pierres plates avec larges empatements à la base, voûte en bois en anse de panier avec poutres visibles ». Explications : petit appareil veut dire : construite  avec de petites pierres ; si ces pierres sont plates, c’est sans doute parce qu’elles sont en schiste ; larges empattements : cela veut sans doute dire que les murs étaient plus larges à la base qu’au sommet comme cela se faisait à l’époque ; les poutres soutenant le toit étaient apparentes et avaient la forme d’un demi-cercle pratiquement. La chapelle devait être surmontée d’un clocheton car une cloche destinée à cette chapelle fut bénite en l’église Saint-Nicolas en  1678.  Un escalier permettait l’accès au parvis de la chapelle en venant de la route de Malestroit. La tradition rapporte que de très belles statues ornaient cette chapelle dont une de St-Vincent-Ferrier ; elles furent longtemps conservées dans la maison dite de Vincent, en fait il s’agissait de la chapelle transformée en maison d’habitation en 1798 par Marin Puissant alors huissier à La Gacilly qui l’avait acquise comme bien national. La croix fut abattue en 1790 pour fêter l’émancipation de la commune. 

 POINT 2.  LA  ROCHE PIQUEE.

 

 

Au néolithique, 5.000 ans avant notre ère, commence la construction des mégalithes, de méga : grand, gros et de lithos : pierre. Ce terme désigne tous les monuments en pierre brute, non travaillée, érigés par la main des hommes. Le Morbihan reste la terre classique et la plus importante de l’implantation de ces monuments qu’on peut classer en trois grandes catégories :

          les dolmens comme les Tablettes de Cournon du breton dol : table et men : pierre. Le plus important est le Mane Retual à Locmariaquer. Ils sont parfois accompagnés d’une allée couverte, genre de tunnel en pierres.

          les tumuli (tumulus au singulier) : buttes formées de pierres et /ou de terre qui recouvrent très souvent un dolmen comme celui de Tumiac à Arzon.

          Les menhirs comme la Roche Piquée du breton men : pierre et hir : longue et dressée. Sur 6192 menhirs répertoriés en France, le Morbihan en compte 3450, c’est à dire plus que tous les autres départements français réunis. Le plus grand est  celui de Locmariaquer : monolithe de 20,40m de long et de 350 tonnes. 

Ils sont parfois posés en rangées parallèles et forment des alignements comme le Ménec à Carnac ou disposés en cercle, ils sont alors appelés cromlec’hs comme à Stonehenge en Angleterre. Plus rarement, ils prennent la forme d’un arc de triomphe appelé lichaven ou trilithe c’est à dire trois pierres : deux verticales et une horizontale au sommet.

Il semble bien que ce soit le cas pour notre Roche Piquée avec :

          la pierre verticale : plus de 5m avec un tiers de sa hauteur en terre d’où un monolithe de 8,50m de haut et 4m de large à la base. Sa circonférence, 8,60m , est pratiquement équivalente à sa hauteur.

          La pierre couchée a  près de 4m de large et 5,20m de long, une partie étant restée enterrée.

          La pierre, enterrée en partie entre les deux autres, pouvait très bien les chapeauter. Les Celtes avaient coutume de faire passer le bétail sous ces monuments pour le préserver des sortilèges, de la peur et même des maladies et des accidents.   

 La pierre utilisée est du grès poudingue que l’on trouve sur le haut des buttes gaciliennes comme la grée St Jean, Graslia, le Châtelier.

Les menhirs les plus connus dans les environs sont ceux de la Lande de Cojoux en St Just et Monteneuf ; il y en a également à Sixt, Carentoir, Ruffiac et Cournon non loin des Tablettes.

Lors de la construction de l’église actuelle, des ouvriers sculpteurs avaient placé au sommet de la Roche Piquée une tête barbue sculptée en tuf. Pourquoi ? A quelle intention ?

Beaucoup de légendes ont été racontées et écrites sur les mégalithes et les menhirs en particulier dont la plus connue est celle de Ogre.

A La Gacilly, il y a les restes de trois monuments mégalithiques :

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  les Tablettes de Cournon.

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 la Roche Piquée.

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 l’allée couverte de Sigré. Tous ces monuments sont en grès poudingue du pays. 

Chose curieuse, si vous prenez une carte de la commune ou le cadastre, vous vous apercevez que ces trois monuments sont alignés et qu’ils se trouvent tous les trois en bordure de la voie romaine. On peut même y ajouter le camp romain de Sigré et la motte castrale du Châtelier pourtant plus récente que les autres monuments mais très ancienne quand même et construite avec la même pierre. On peut  aller plus loin dans cette constatation : la plupart des croix gaciliennes se trouvent le long de cette ligne  (grée St-Jean, Bel-Orient, le calvaire, Jacquary, le Chesne Rond et St-Jugon) ainsi d’ailleurs que les chapelles (St-Jean, ancienne église St-Nicolas et St-Jugon). Si quelqu’un a une explication, je suis preneur.

POINT 3 -  LE  RUISSEAU  DES   BRELLES .

 FORMATION.

          A l’ère primaire, (540 à 245 millions d’années), ce qui devait devenir la Bretagne était sous les eaux, sauf trois grands plis de terrain dont les Landes de Lanvaux qui se terminaient à La Gacilly par deux lignes de crête :

  les landes de Couesmé qui se terminaient à la Glouzie,

  les hauteurs de la Forêt Neuve qui se continuaient, après la Bergerie, par la grée St Jean, les landes de Quilly en Sixt-sur-Aff et les landes de Roche Blanche en Renac.

          A l’ère secondaire, (245 à 65 millions d’années) l’Oust, venant de Malestroit, débouchait à la gauche de la butte de la Glouzie. Une autre rivière, sans doute la Claie, arrivait sur la droite. Ces deux rivières déposèrent au pied de cette butte des sables alluvionnaires rougeâtres qui furent exploités plus tard dans de nombreuses carrières dont une juste à côté. Après s’être rejointes, ces deux rivières, se heurtant aux schistes de la Bergerie et de la grée St Jean, repartaient vers Sixt-sur-Aff et le bassin de Rennes.  

          A l’ère tertiaire ( 65 à 1,5 millions d’années), une très forte secousse provoqua une dislocation qui souleva la Bretagne du côté Est ce qui changea le cours de l’Oust ; cette rivière s’en alla alors directement de Malestroit vers Redon par St Congard en captant au passage la Claie. L’ancienne vallée de celle-ci, à partir de la Noë-Cado, fut empruntée par le ruiseau de Mabio. Ce ruisseau nait au pied des landes de Couesmé entre St André et la Loirie à 50m d’altitude. Tout prés de sa source, il reçoit un affluent, le Bourdounouze.

L’Aff qui, auparavant, partait de Guer pour aller vers le bassin de Rennes, descendit jusqu’à La Gacilly et emprunta l’ancienne vallée de l’Oust en direction de Rennes en formant un très grand étang entre Bruc-sur-Aff, Sixt-sur-Aff, la Chapelle-Gaceline, Carentoir et La Gacilly.

          Ce n’est qu’à l’ère quaternaire que se produisit une faille dans la barrière naturelle entre la Bergerie et de la grée St-Jean. L’Aff l’emprunta en creusant un lit étroit et peu profond au Bout-du-Pont en formant de nombreux étangs : la Planchette, Cournon, Roche-Creuse. Le ruisseau de Mabio, lui aussi freiné dans son écoulement, forma deux étangs : la Roquennerie et la Bouère ; il venait rejoindre l’Aff au Bout-du-Pont après être passé sous les murailles et les jardins du château.

Il y a encore très peu d’années, le ruisseau n’avait pas le cours actuel mais passait ici-même. C’est vraisemblablement à cet endroit que les Romains, lorsqu’ils construisirent la voie de Renac à Ploërmel, implantèrent un pont fait avec des troncs d’arbres mal équarris appelés brelles, d’où le nom du ruisseau à partir de cet endroit. Ce pont marquait le début de l’étang de la Bouère qui prit, ici, le nom de Mare des Brelles

 HISTOIRE.  

                     Alain Noël fut curé de La Gacilly de 1626 à 1642. Il habitait à la Glouzie dans une maison que l’on verra tout à l’heure. L’acte de décès de ce brave curé est ainsi rédigé : « le 26° jour d’Août 1652 décède messire Alain Noël du village de la Glouzie d’une mort accidentelle. S’en allant de la ville de La Gacilly le dict jour, environ sur sept à huit heures du soir, on ne sait s’il fut étranglé ou si ce fut cogné, il tomba dans le creux du fossé de Mabio. Le lendemain, il fut trouvé dans la douve du dict fossé et fut inhumé dans le chanceau de l’église sans avoir été visité et le relief du corps fait par le sénéchal et les officiers de la seigneurie ». Explication : visité veut dire sans avoir été examiné. Déjà à cette époque, la sécurité des voies de circulation laissait à désirer même sur une courte distance. 

 POINT  4.  RAMPONO.   LA  LOGE.

                        Vers le V° siècle, au moment de l’émigration bretonne venant de la Grande Bretagne, des groupes de chrétiens avaient été pris en charge par des prêtres pour l’évangélisation et il semble bien que ce soit ces « clans », ces regroupements qui furent à l’origine des « plou », les futures paroisses. Carentoir était un plou et La Gacilly était une dépendance appelée fillette ou trève. A cause de l’afflux de population, les terres manquaient et les moines de l’abbaye de Redon furent envoyés dans le pays pour défricher en partie les forêts. Une fois le défrichement fini, ils laissèrent ces terres à des colons et ces portions de plou prirent le nom de « ran » suivi du nom du premier colon. A La Gacilly, un ran fut attribué à un nommé Wonoec, ce qui donna Ranwonoec. La langue évoluant, le W fut remplacé par un P et le EC final ne fut plus prononcé ce qui donna Rampono. A signaler qu’à Caro, il y a eu également un ran Wonoec qui est devenu Ramponnet.

Ce ran s’étendait tout le long de la voie romaine entre la chaussée de Mabio où nous sommes et le chemin de la Croix Jacquary à la Roquennerie. Sur le ran, le colon avait sa maison, ( on verra tout à l’heure l’emplacement d’une vieille maison) et il avait aussi sa fontaine ou sa source. La fontaine de Courbe est-elle cette fontaine possible ? Autrefois un petit ru sortait de cette fontaine et alimentait un lavoir dans le milieu du pré puis descendait au ruisseau. Ce fut toujours une fontaine importante et dont l’eau était très bonne. Pendant longtemps, les habitants de la Glouzie s’y alimentèrent et, pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands vinrent y puiser l’eau qu’il leur fallait. Pourquoi ce nom de Courbe ? Peut-être à cause de l’arrondi de la vallée à cet endroit, possible.

La  LOGE.

                   On arrive dans un endroit où il y a beaucoup de souvenirs, de traces des Templiers, des Hospitaliers et des Jacquets (les pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle).

Dans ce carrefour, il y avait encore en 1824 une maison appelée la Loge. Or il faut savoir que cette dénomination est très certainement templière. Au XIII° siècle, beaucoup de chapelles, de lieux-dits, de villages, d’endroits furent débaptisés et changèrent de nom. On vit apparaître des noms où figurent les mots temple, hôpital ou hopiteau, croix rouge, maison rouge, croix blanche, maison blanche, St Nicolas, St Jacques, orient, poteau, épine, guet, granges, loge ; ces deux derniers termes représentaient, pour les Templiers, des maisons secondaires souvent secrètes où se tenaient des réunions et servaient aussi de lieu de rencontre.

Les Templiers construisirent une voie de la croix des Archers (giratoire de la nouvelle usine Yves Rocher, l’auberge de la Peuillauderie) jusqu’ici en venant de la Glouzie pour éviter de passer dans le bourg de La Gacilly afin de ne pas avoir à payer les droits d’octroi dus au seigneur gacilien par les voyageurs et leurs marchandises qui transitaient près de son château. Ce chemin fut sans doute à l’origine de cette maison dénommée la Loge.

On reparlera tout à l’heure de cette maison de la Loge à propos de la chapelle de la Glouzie. 

 

POINT  5.  CROIX   JACQUARY.

Description 

Ø       hauteur totale : 2,20m ;

Ø       fût : 25cm de large et 9 d’épaisseur ;

Ø       bras latéral en forme de trapèze

ð       grande base : 53cm ; petite base : 20cm ;

ð       hauteur : 22cm et épaisseur : 5cm.

Ø      empattement : 60cm de long et 15 de haut ;

La présence d’un empattement mais pas de soubassement, d’après les spécialistes, est le signe de son édification vers le XIII° ou le XIV° siècle. Elle pourrait donc bien être templière étant donné son âge et surtout son type : croix pattée parce que les les bras vont en s’élargissant de l’intérieur vers l’extérieur. La croix de Bel-Orient n’ayant ni empattement ni soubassement serait donc encore plus vieille.

On a cru pendant longtemps que cette croix Jacquary n’était pas historiée, c’est à dire qu’elle n’avait ni gravure ni sculpture. Mais en y regardant de plus près, on s’est aperçu qu’un TAU majuscule grec y était gravé ; en fait il s’agit d’un T. Les croix ainsi historiées sont communément appelées croix de potence parce que, là où elles sont implantées, a dû se dérouler une pendaison ou un pendu y a été enterré.

Or l’histoire de la Croix Jacquary ( ou la légende ou les deux) nous a rapporté ceci :

Un nommé Jacques Caris, d’où la contraction Jacquary, un habitant du village de Talhuart, était réputé pour être un bandit de grand chemin. Un soir, il s’attaqua à cet endroit à un marchand qui revenait de la foire de Malestroit. Celui-ci se défendit et appela au secours. L’aubergiste qui habitait tout à côté arriva et, à eux deux, réussirent à maitriser le voleur. Suivant les règles très strictes de l’époque, il fut jugé et emmené sur les fourches patibulaires de la grée St-Jean. Son corps fut enterré ici et une croix y fut dressée. Certains pensent que c’était faire beaucoup d’honneur à un voleur. Peut être que l’histoire fut tout autre et que ce sont les restes du marchand ou de l’aubergiste ou d’un pèlerin quelconque qui reposent en ce lieu.

Quatre points à signaler concernant cette croix :

§         les restes de l’auberge de Jacquary en bordure de la voie romaine à quelques mètres d’ici, légèrement sur votre droite, étaient encore visibles il y a à peine une cinquantaine d’années ; cette auberge était tenue par Pierre Moisan en 1824 ; on reparlera de cette auberge avec la chapelle de la Glouzie.

§         les anciens gaciliens parlaient de Zacharie à la place de Jacquary. Ceci est important, on verra pourquoi un peu plus tard

§         il y avait encore des Caris à La Gacilly  en 1682 puisque, dans un document relatant les fondations c’est à dire les donations faites à l’église St Nicolas, on trouve un Julien Caris qui fait don d’une rente à prendre sur une maison sise à la Bergerie. Il y avait encore des Caris à La Gacilly au XIX° siècle.

§         juste en face, le chemin qui part de cet endroit est en fait le début du chemin de l’Evêque, on en reparlera aussi tout à l’heure.

 POINT  6  -     TALHUART.    

                        Dans un document de 1770 concernant les donations faites à l’église  St Nicolas, Julienne Moisan (même nom que l’aubergiste de Jacquary) donne une rente de 3 livres à prendre sur une terre nommée la Chambre à la Chèvre près l’Hôtel Talhuard. Pour une parcelle de terrain, c’est plutôt un nom bizarre. Ce sont en fait les deux pièces de terrain qui ont remplacé le départ du chemin de l’Evêque près de la croix Jacquary.  On retrouve ce nom sur le cadastre napoléonien de 1824. Il faut rappeler que les anciens donnaient le nom de chèvre aux biches.

 Le  VILLAGE.

                     Il semble que ce soit le seul village gacilien qui ait gardé en entier un nom breton : Tal en vieux breton veut dire promontoire, avancée, butte et Houarn c’est le fer ou couleur fer. Le mot dans son ensemble peut être traduit par la butte couleur fer sans doute à cause des sables alluvionnaires rougeâtres qui affleurent près de ce village. Parce qu’il a gardé son vieux nom breton ( le breton fut parlé à La Gacilly jusqu’au XII°- XIII° siècle), on peut dire que ce village date au moins de cette époque, donc très ancien, sans pouvoir donné de date précise car les archives concernant ce village sont plutôt rares. Il en est question cependant avec Jacques Caris, rappelez-vous, le brigand de Jacquary.

Au début du XX° siécle ( 1936 sans doute, à vérifier), un incendie se déclara dans cette maison un soir de Noël pendant la messe de minuit. La propriétaire courut jusqu’à l’église de La Gacilly pour avertir son mari qui assistait à la cérémonie. Le curé qui officiait fut mis au courant ; il invita tous les hommes à se rendre rapidement au village afin de former une chaîne humaine pour passer les seaux d’eau nécessaires à l’extinction de l’incendie. Malheureusement le feu détruisit la maison.

La route vers Buhan n’existait pas, il n’y avait qu’un sentier. Un chemin venant du Pâtis  s’en allait vers Jacquary.

   POINT  7  -  BUHAN.  

                        Ce lieu-dit était desservi, autrefois, par un chemin qui venait de la Glouzie et s’en allait vers le Pâtis, cette dernière direction est d’ailleurs abandonnée maintenant.

   Buhan serait le nom de la première famille qui aurait habité ce lieu. Dans un document de 1427, ( les réformations concernant les exemptions de fouage, l’impôt sur les feux), il est écrit : « l’hébergement de la Villebuhen antien appartenant à Thébaud Mallesette, seigneur de la Ville-Orion et y a métairie en laquelle demeure Jehan Tatard et ont accoutumé les y demeurants estre exempts ». Explications : avec la féodalité, le seigneur avait son château ; le sous-seigneur ou vassal possédait un manoir et le petit seigneur avait un hébergement, du mot allemand heberge qui donnera plus tard auberge.

En 1447, la Ville Buhen «  appartient à Guillaume Mallesette, noble, Jehan Jehan, métayer, y demeure » toujours d’après les réformations.

En 1669, le nom a changé, il est devenu la Ville Buham, puis Ville Buhan et enfin Buhan tout court.

En 1784, Buhan appartient au marquis de Talhouët, de Bois-Orhand et baron de la Hunaudaye. Sa fille aînée, l’héritière, meurt jeune et sans postérité. C’est sa sœur Mathilde de Talhouët qui se retrouve dame de tous ces biens avec, en plus le Boschet  en Carentoir et Buhan. Elle épouse en 1809 Jacques Marie du Haffont de Lestrédiagat avec qui elle a trois filles. La seule survivante et infirme, Amélie se marie en 1836 avec le comte Charles Le Gouvello qui devint donc propriétaire de Buhan mais aussi de la Gélinaye, du Boschet et du moulin de Galny.

 LE CHEMIN de L’EVEQUE.

                        Ce chemin allait de Gazeau à la croix Jacquary en passant par Buhan. C’est un chemin qui devait être très vieux car, déjà au XIV° siècle, il fut supplanté par le chemin construit par les Templiers qui passait à la Gazaie et à la Glouzie. Il fut sans doute dénommé ainsi parce que l’évêque, venant de Vannes, l’empruntait  pour aller visiter sa paroisse de Carentoir.

 LE CLOS  de la   FONTAINE.   

                        Si on examine attentivement le cadastre napoléonien de 1824, on se rend compte que tout ce coin avait des dénominations se rapportant à l’eau comme  fontaine, fosse ou mare. Une pièce de terrain porte même le nom de la Petite Fontaine. On peut logiquement en déduire que, sur ce terrain, il y avait une source où les habitants du coin venaient  puiser de l’eau.

 CROIX de  GAZEAU.   

                        Vous connaissez tous la croix qui se trouve dans le carrefour un peu plus bas et qui fut érigée lors de la mission de 1913. Pourquoi fut-elle construite à cet endroit ? Tout simplement parce qu’une autre croix existait autrefois juste en bas de la côte. Elle était encore à cet endroit en 1824 au milieu du carrefour des chemins la Glouzie/la Gazaie et La Gacilly/ le Patis ; elle fut déplacée lors de la construction de la route de Malestroit et mise dans le coin du champ qui longe la route ; certains anciens se rappellent l’avoir vue à cet endroit. Un jour, elle a  disparu. Le patrimoine comptait peu il y a encore quelques années.

CHEMIN de la LANDELLE. 

                        Pendant un siècle et demi, la Villouët fut la propriété des seigneurs de la Landelle. C’est sans doute l’un d’eux qui dénomma ce chemin ainsi afin de délimiter son territoire d’avec celui du seigneur de La Gacilly. Ce chemin allait de la Glouzie à la croix des Archers. C’est en fait une grande partie du chemin construit par les Templiers. Une zone artisanale porte ce nom aujourd’hui et c’est très bien.

POINT 8  -  LA GLOUZIE.

 TOPONYMIE.

                        Le premier document qui parle de la Glouzie date de 1417 où il est dit que le seigneur de la Bouëxière-Launay en Carentoir ( près de Sigré) était propriétaire «  d’un bois nommé le Bois Guériff sur le chemin de la Ville-Buhen à la Guillouzie ». C’est le premier nom connu de ce village qui devint ensuite Guillousie puis Glousie et enfin Glouzie.

On a vu que ce village était desservi par trois chemins :

§         l’un allant vers Buhan et se dirigeant ensuite vers le Patis.

§         l’autre, le chemin de la Landelle qui allait de la Loge à la croix des Archers en passant par la Glouzie et la Gazaie, c’est le chemin des Templiers.

§         ce dernier, entre le village et la Loge, avait un embranchement en direction de La Gacilly. Le village de la Glouzie fut donc un lieu de passage très fréquenté car, en plus du transit templier, les habitants de la Mandraie, d’une partie du Tay, de la Villouët et de la Gazaie  passaient par la Glouzie pour se rendre à la Gacilly à cause de l’étang de la Bouère et du ruisseau du Lobidy , surtout à la saison des pluies.

ð     la disposition des deux rues et de la cour batteresse : le propriétaire la laissait à disposition de ses voisins pour qu’ils effectuent les battages.

ð     la maison du coin qui a été abattue lors de l’élargissement du chemin de Buhan ;

ð     les restes de l’épicerie-bistrot : mon grand’père a connu le dernier propriétaire, un dénommé Tastard.

ð     l’emplacement supposé de la chapelle.  

 CHAPELLENIE. 

                        Les seigneurs mais aussi les prêtres et même les simples particuliers avaient la possibilité de créer des fondations, c’est à dire de faire édifier des chapelles (bien sûr, il fallait avoir les moyens ) avec l’assentiment de l’évêque voire du pape. Un notaire dressait l’acte de création et y consignait soigneusement toutes les intentions du pieux fondateur ; c’est la raison pour laquelle ce document prenait le nom d’acte de fondation. Petit à petit ces fondations prirent le nom de chapellenies parce qu’à leur tête était placé un chapelain (ou plusieurs) généralement choisi par le fondateur. Ces chapellenies étaient dites de bénéfices simples parce que le chapelain n’avait pas charge d’âmes. Leur rôle était d’assurer à perpétuité un certain nombre de messes par semaine ou par mois à des jours désignés. Bien sûr le fondateur s’engageait à subvenir aux besoins de la chapellenie et, en contre partie, il avait des droits parfois nombreux comme l’enfeu, le banc, la lisière…etc.

Au XV° siècle, il est fait état d’une chapellenie de Zacharie à La Gacilly. Or on a vu tout à l’heure que les anciens Gaciliens donnaient ce nom à Jacquary. Cette chapellenie comprenait une maison, un cellier, un appentis, une cour murée, un puits et même un four. Elle était donc d’une certaine importance. Mais où se trouvait-elle ?  Près de l’auberge de Jacquary ? Pas de preuves. Au lieu dit la Loge ? Le cadastre de 1824 ne donne pas les restes d’une telle implantation. Reste le village de la Glouzie où on sait qu’une chapelle a existé. L’abbé Chérel parle de cette chapellenie avec la dénomination de chapellenie de Jacquary. Il a dû même en voir les restes puisqu’il écrit « que le temps et l’abandon aidés de la pioche, de la charrue et de la herse en ont fait en moins de trente ans ( 1890 à 1920) un champ cultivé ». A remarquer que cet abbé parle bien de chapellenie de Jacquary et non de Zacharie.

Dans des vieux papiers, il est question de la chapelle de Croix-Chemin ou de Trois-Chemins et il semble bien que ce soit celle de la Glouzie. D’après le chanoine Le Méné, elle fut fondée au XVI° siècle par le prêtre Pierre Gicqueaux. Pourtant, dans un document datant de la même époque, le seigneur de la Villorion en aurait été le fondateur. Tout ceci n’est pas incompatible : le seigneur de la Villorion aurait créé la fondation et c’est Pierre Gicqueaux qui en aurait sans doute été le premier chapelain.

   De toute façon, cette chapellenie existaient bien puisqu’un acte de vente de 1700 en parle et l’acheteur fut Julien Morice de La Gacilly. Etait-ce le charpentier du Tay qui vivait à cette époque ? Possible.

 VISITES.

 

I° Maison.

Maison très, très vieille dont la façade a été remaniée ainsi que l’intérieur : vous verrez que l’ancienne poutre maîtresse a été sciée et relevée. A voir également les anneaux à bestiaux et l’évier en schiste ardoisier. Mais cette maison est surtout intéressante pour sa cheminée qui porte une tête sculptée et quatre gravures.

Certains ont dit que la tête humaine représentait l’ankou breton, c’est à dire la représentation de la mort parce que cette tête regardait vers l’Ouest. Par malchance, de l’autre côté de la cheminée, la même sculpture devait exister. Alors ? Pour ma part, je pense plutôt à une sculpture templière ; en effet certains Templiers se faisaient représenter de cette façon dans leurs maisons. On trouve le même genre de sculpture dans une maison de Lantiern en Arzal et à la Trinité-Porhoët, des hauts lieux templiers.

La signification des gravures reste à déchiffrer : je fais appel aux connaisseurs et aux chercheurs qui auraient vu ou qui verraient ces mêmes représentations ailleurs.

 2° Maison.

Comme la précédente, cette demeure est très vieille et a aussi une très belle cheminée avec un manteau exceptionnel. Trois emblèmes y sont gravés :

 Un monogramme au centre : en général, c’est un ensemble de lettres et/ou de chiffres et/ou de représentations symboliques très difficiles à déchiffrer. Là encore, je fais appel aux connaisseurs éventuels. Une maison du Temple a également trois gravures du même genre mais le monogramme n’a pas été décrypté lui non plus, à ma connaissance.

 Deux hexagrammes encadrent le monogramme. L’hexagramme est une étoile à six branches ; il est appelé aussi sceau de Salomon et il faut rappeler que c’était l’emblème des Templiers. Cette figure est composée d’un cercle entourant deux triangles équilatéraux entrelacés ; ces derniers ont servi de base géométrique à la construction de tours comme, par exemple, celle des Prisonniers du château de Gisors (encore un lieu templier).

Quelle est la différence que vous voyez entre ces deux hexagrammes ? Dans l’un, la ligne centrale est horizontale ; dans l’autre, elle est légèrement penchée. Il semble que cette différence ait été voulue et qu’elle ait une signification. Au château de Gisors et dans l’église St-Gervais et St-Protais à Paris, on retrouve ces deux mêmes hexagrammes. Des chercheurs ont eu l’idée de prolonger la ligne penchée jusqu’au sol et de fouiller à cet endroit. Ils ont alors découvert un souterrain dans les deux endroits et, dans celui de Gisors, il contenait des sarcophages et des manuscrits, le tout a d’ailleurs curieusement disparu quelques jours après.

 3° Maison. La Masure.

La tradition orale (mon grand-père Jean Juhel entre autres) rapporte que cette maison s’appelait le presbytère. Ce fut sans doute la maison d’habitation d’Alain Noël, le curé de La Gacilly dont on a parlé au pont des Brelles. Lors de la démolition de cette maison, le manteau de cheminée a été récupéré (on le verra dans quelques minutes) ; il porte en gravure un calice et une patène.

Cette bâtisse devint la demeure d’un tailleur d’habit en 1710. Vraisemblablement à cause de travaux, le haut de la fenêtre a été enlevé et est devenu l’appui de la fenêtre. Vous allez pouvoir regarder cet appui et vous allez découvrir les gravures d’une paire de ciseaux, d’un dé et d’une frise.

   4° Le Puits.   

Pendant des siécles, les habitants de la Glouzie se sont ravitaillés en eau à la fontaine de Courbe et à celle de Buhan. Au XVIII° siècle, un puits fut creusé ici. Après bien des efforts pour traverser la couche des sables, on trouva de l’eau à 42m. Des restes de murs et une margelle existaient encore il y a une soixantaine d’années. Actuellement ce puits est bouché à une hauteur d’une quinzaine de mètres.

 5° Le Manteau de Cheminée. 

C’est celui de la maison appelée presbytère.    

 

POINT  9  -  LE  VALET. 

C’est un village gacilien qui a disparu ou presque. Il existait encore en 1824; il comportait cinq habitations. Ce village a dû s’appeler il y a très longtemps les Loges Royer puis les Loges Boucher. A remarquer au passage que l’on retrouve le mot templier « loge » dans ces deux appellations. Dans la liste des maisons rattachées au fief seigneurial de La Gacilly, en 1465, on trouve déjà la maison d’un Symon du Valet. Etait-ce ce village ?

Vers 1650, un charron y fabriquait des roues de charrettes et de brouettes ; quand on sait que Royer (les Loges Royer) vient de roue, ce charron serait-il un des descendants des Royer primitifs ? Dans l’une des habitations, il y a les restes d’une drôle de cheminée. Est-ce que se sont les restes de la cheminée de la forge? Possible surtout que cette cheminée est vraiment bizarre. On va la voir maintenant, d’abord l’extérieur avec cette sortie sur le flanc de la maison ; puis à l’intérieur avec ce foyer très haut et ce trou de cheminée peu important. Il faut signaler que le haut de porte  de l’habitation portait la date de 16.., on ne la voit pratiquement plus maintenant.

Au Sud de ces habitations, il y eut pendant de nombreuses années une très grande vigne dite vigne du Valet ; elle était encore exploitée dans les années 1900. La Gacilly avait trois autres vignes importantes : celle du château appelée vigne Montauban, celle de la Haute-Bardaie et la vigne Caradeuc entre la Gazaie et la Provostais, un village et un giratoire au-dessus de la Gazaie portent maintenant ce nom de Vigne.

Avant d’arriver au prochain point, en passant sur le palis qui sert de pont sur le ruisseau, regardez bien  le palis couché à gauche qui porte des gravures : l’explication sera donnée ensuite.

  POINT  10  -   LE PONT  DES  BRELLES. 

On a vu que le pont des Brelles se trouvait à l’origine à 200m d’ici sur la voie romaine et c’est à cet endroit que le ruisseau perd son nom de ruisseau de Mabio pour devenir le ruisseau des Brelles. L’appellation Pont des Brelles a été reportée ici après que le cours du ruisseau ait changé.

 

Une pierre mérite un moment d’attention : c’est ce palis avec des traces bizarres comme des gravures. Lors de l’un de mes voyages de recherches, je me trouvais dans la cour du château du Grand-Pressigny dans l’Indre-et-Loire pour y admirer les restes du donjon qui ressemblait beaucoup à celui de La Gacilly. Quelle ne fut pas ma surprise de voir au milieu de la cour de ce château une grosse pierre ronde qui portait les mêmes traces que notre palis du Pont des Brelles. Devant cette pierre, un écriteau indiquait qu’il s’agissait d’un polissoir ancien. Désirant en savoir davantage, toutes mes questions demeurèrent sans réponse. Je ne pus savoir quels outils ou quelles armes ou quels autres instruments étaient  polis avec cette pierre, qui le faisait, comment et pourquoi. Dommage mais c’est déjà un début de réponse à ces rainures bizarres du palis du Pont des Brelles. Il ne faudrait pas qu’il disparaisse. Doit-on le laisser là ?

Autre chose : toute notre reconnaissance et un très grand merci à l’équipe des Services Techniques de La Gacilly qui a eu la gentillesse de restaurer tout dernièrement le passage piétonnier le long du ruisseau, une curiosité historique gacilienne.

 LA  BOUILLOTTE.

Pendant de nombreuses années, une cabane en bois contenant un alambic fut installée à cet endroit. Le dernier bouilleur de cru permanent, je crois, fut un nommé Ablain du village de la Gazaie.

Avant la construction des routes de St-Martin et de Malestroit, le chemin, partant du calvaire, allait jusqu’au cimetière actuel et s’appelait le chemin des Bouillons tellement il était boueux lorsque la pluie tombait. Après la construction de la route de Malestroit, la partie qui passe ici prit le nom de chemin de la Bouillotte (rue des Primevères maintenant) et l’autre garda son ancien nom de chemin des Bouillons (rue des Chardonnerets actuellement) .

C’est le préfet Lorois qui, en 1836, décida la construction d’un chemin de grande communication entre Rochefort-en-Terre et Bain-de-Bretagne, chemin qui deviendra plus tard la route D.777 passant par St-Martin, La Gacilly et Sixt-sur-Aff. En 1841, les travaux du pont du Guélin furent interrompus et la route ne sera définitivement et complètement ouverte qu’en 1845.

Entre temps, en 1840, le champ de foire sera réalisé et la rue partant vers St-Martin prendra le nom de rue Lorois en souvenir du préfet (rue du Menhir actuelle).

C’est d’ailleurs ce même préfet qui décidera la construction du chemin allant de La Gacilly à Ploërmel en passant par Ruffiac. Cette voie prendra le nom de rue Hervo, le procureur du roi qui aida La Gacilly à recouvrer le chef-lieu de canton. C’est la rue de l’Hôtel de Ville actuelle.

Pour terminer, deux mots sur le calvaire : il fut érigé en 1900 ; il fut pendant longtemps le point de départ des chasses à courre organisées par la famille de Foucher de la Forêt-Neuve.