HISTOIRE    DES   TEMPLIERS

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Dernier Maître  Jacques de MOLAY

 

   

 

L’exposé comprendra cinq points :

§         un bref rappel historique des Templiers.

§         les particularités templières

§         les empreintes laissées par les Templiers à La Gacilly et autour de La Gacilly.

§         la Glouzie et les Templiers.

§         le trésor des Templiers.

   

          I –  Rappel Historique des Templiers.

 

A la fin du XI° siècle, le pèlerinage à St-Jacques-de-Compostelle existe déjà ainsi que l’ordre de chevalerie des Hospitaliers de St-Jean qui deviendront plus tard les chevaliers de Malte puis de Rhodes.

En 1095, a lieu la première croisade avec Godefroy de Bouillon et Pierre L’Ermite.

En 1099, Jérusalem est pris par les Croisés et les lieux saints sont délivrés.

En 1117,  9 chevaliers de l’Est et du Nord de la France partent pour Jérusalem: le chiffre 9 restera une marque distinctive des templiers car il signifie la perfection, l’accomplissement.

En 1119, Hugues Payen, l’un des 9 chevaliers, fonde l’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ ; ce champenois devient le premier grand maître. Beaudoin II, roi de Jérusalem, loge ce nouvel ordre dans une aile de la mosquée El Aqsa bâtie sur les ruines du temple de Salomon ; cet ordre prend un nouveau nom, celui de l’ordre du Temple qui devient alors un ordre religieux et militaire.

En 1123, Hugues Payen revient en France pour recruter de nouveaux chevaliers templiers et pour créer une maison templière à Payns, près de Troyes dans l’Aube. Il prendra alors le nom de Hugues de Payns. Autour de cette maison, la toponymie, c’est à dire les noms de lieux, va changer ; les Templiers vont imposer des noms typiquement templiers à commencer par le mot « Temple ».(voir carte 1, point n°1et 2 et carte 2, points 15,16 et 17).

En 1128, à Troyes, donc très près de la maison templière, a lieu un concile qui fixe la règle de l’ordre :

§         une règle militaire qui est d’assurer la police des routes qui mènent aux lieux saints.

§         une règle religieuse : le Templier fait vœu d’obéissance, de chasteté et de pauvreté et mènera une vie pratiquement monacale.

Par la suite, les Templiers deviendront banquiers : les pèlerins en partance pour les lieux saints leur confieront leur argent contre reçu et, en route ou rendu à destination, cet argent leur sera remboursé sur le vu du reçu. Ce sera le début de l’immense fortune des Templiers.

          En 1307, les chefs templiers sont arrêtés.

          En 1314, le dernier grand maître, Jacques de Molay, est brûlé vif à Paris et tous les responsables templiers sont exécutés. Presque tous les biens des Templiers sont alors donnés aux chevaliers de  St-Jean.

Entre 1117 et 1314, les Templiers firent beaucoup de choses, ce serait toute une histoire à raconter sachez seulement qu’ils construisirent 700 églises dont 12 cathédrales.

 

          II – Particularités Templières

                                                        On pourrait même dire les particularismes :

§         l’habit, appelée la chlamyde, est une robe blanche avec la croix pattée rouge d’où le surnom de Moines Rouges donné aux Templiers en Bretagne.

§         la bannière à plusieurs pendants de couleur noire et blanche appelée baussant et comportant la devise : non nobis domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam.

§         leur implantation en France

Ø      une maison-mère pour tout le grand Ouest qui se trouve à Poitiers.

Ø      une baylie pour une grande province, Payns était une baylie (voir carte 1, point 3) ; pour la

         Bretagne ce sera La Nouée puis La Feuillée

Ø      une préceptorerie pour un territoire presque départemental mais plutôt diocésain. La

        préceptorerie deviendra la commanderie avec les Hospitaliers de St-Jean; Bonlieu était une

        commanderie (voir carte 1, point 4) ; pour le Morbihan, ce sera le Temple de Carentoir

Ø      des maisons rattachées, secondaires, parfois secrètes, appelées granges, loges, pavillons ou encore épines.  Toutes ces maisons étaient construites près des voies de circulation existantes

         c’est à dire :

§         les anciennes voies romaines

§         les chemins de St Jacques de Compostelle.

                  Pour éviter de payer les droits d’octroi à l’entrée des villes seigneuriales ou le passage des

rivières, les Templiers construisirent leurs propres chemins afin de contourner ces lieux de paiement.

            Toutes les maisons templières furent construites sur le même modèle, celui d’une ferme fortifiée, très rarement celui d’un château et avec des particularités :

§         toujours une chapelle (voir carte 2, point 3).

§         près d’un ou de plusieurs étangs car les Templiers ne mangeaient pas de viande trois jours par semaine; ils mangeaient alors du poisson.

§         la proximité d’un vieux chêne appelé le chêne de la Sauvegarde.

§         très près d’une fontaine, de lieux de guet, de ressources minières.

L’emblème des Templiers, c’est l’hexagramme, c’est à dire l’étoile à six branches, appelé aussi le sceau de Salomon ( rappelez-vous la mosquée El Aqsa).

Les couleurs préférées sont le blanc, le rouge et le noir.

Ils ont une dévotion très, très grande envers Notre-Dame.
Leur saint patron est St Nicolas et leur sainte patronne est  Ste Catherine

 

 

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CARTE No 2

 

III – Empreintes Templières autour de La Gacilly.

 

                                      Que nous ont laissé les Templiers :

§        des bâtisses comme les églises, chapelles, croix, maisons qui ont tendance à disparaître.

§        une toponymie importante qui aide à retrouver la trace d’implantations templières diverses.

§        des marques spécifiques et variées que nous allons essayer de dénicher

 

          1 – La première empreinte et la plus importante de la région, c’est la commanderie du Temple de Carentoir, créée en 1128. Il semble bien que Hugues Payen vint personnellement choisir l’emplacement ; ce fut la seule pour le Morbihan. Elle avait sa chapelle St-Jean (une partie de l’église paroissiale  actuelle) et ses maisons rattachées dont le nombre varia au fil des années mais qui furent toujours nombreuses. Voici les principales :

§         Malansac : hôpital et chapelle St-Jean,

§         Le Guerno : chapelle St-Jean,

§         Questembert : village St-Jean et sa chapelle,

§         Péaule : village de Fescal et sa chapelle St-Jean,

§         Arzal : village de Lantiern sous l’invocation de St-Jean,

§         Sulniac : village du Govello et son aumônerie St-Jean,

§         La Vraie-Croix : anciennement hôpital de Sulniac,

§         Le Cours de Molac : chapelle Notre-Dame,

§         Ploërmel : aumônerie de St-Jean-de-Villenars,

§         Lizio : chapelle Ste-Catherine et le village du Temple,

§         Limerzel  

Ø        village du Temple Neuf ou de Haut dédié à St Jean,

Ø        village du Temple Vieux ou de Bas dédié à Ste Marie-Madeleine,

§         Les Fougerêts : le Pont d’Oust avec sa chapelle St-Jean,

§         St Congard : village du Temple,

§         Cournon-La Gacilly : hôpital et chapelle St-Jean.

                             On peut déjà faire remarquer que, mis à part Ploërmel, Lizio et St-Congard, les Templiers du Temple de Carentoir devaient passer à La Gacilly pour se rendre dans les maisons rattachées. Plus tard deux autres maisons seront rattachées : l’hôpital de Quessoy en Moncontour et la Coeffrie en Messac qui, par la suite, remplacera la commanderie du Temple de Carentoir. Comme vous avez pu le constater, la plupart des maisons rattachées avaient leur aumônerie ou chapelle St-Jean. A signaler que l’une des sources de l’Aff se trouve sous la chapelle St-Jean de Campénéac.

 

          2 – St Nicolas.

                                  C’était le saint patron des Templiers. Les seigneurs croisés comme les Montfort, les Montauban ou les Lohéac firent connaissance avec les saints vénérés en Orient lors de leurs voyages et ils rapportèrent leur culte, en particulier celui de St Nicolas. C’est pourquoi un grand nombre de lieux-dits porte son nom autour de La Gacilly :

§         St-Nicolas-de-Redon et St-Nicolas-du-Tertre,

§         Chapelle St-Nicolas à Guer,

§         statue de St-Nicolas dans la chapelle St-Méen près de l’Ile aux Pies,

§         beaucoup d’églises ou de chapelles sont placées sous sa protection : Rochefort en Terre, Ploërmel et bien sûr La Gacilly, l’ancienne église mais aussi la nouvelle, l’actuelle ; il est à noter que, lors de sa construction, on avait pensé la mettre sous la protection du Saint-Sauveur, mais on garda quand même St Nicolas. Pourquoi ?

                      La première cloche de l’ancienne église fut baptisée Nicole parce que le parrain se prénommait Nicolas. L’hôpital St-Jean du Bout du Pont fut cédé à l’hôpital St-Nicolas de Vannes.

          Enfin, un tableau de St-Nicolas fut donné par Catherine de Kerguézec, (au passage une Catherine, la patronne des Templiers) épouse de René de Talhouët, seigneur de La Gacilly qui fit construire une chapelle latérale dédiée à St Nicolas ; voici ce tableau

 

          3 – Notre-Dame.

                                      Les Templiers la vénéraient beaucoup ; tous les matins aux matines, 13 prières lui étaient adressées. Le prieuré St-Jean du Bout du Pont avait pour armes : «  D’azur à une Notre-Dame d’argent. » Il faut savoir que la présence d’une vierge dans des armoiries est un fait très rare. Peut-on l’attribuer aux Templiers ? Chose curieuse, c’est que cet armorial est devenu celui des curés puis des recteurs de la Gacilly et, chose encore plus curieuse, c’est que cette bannière existe toujours.

 

          4 – Lieu d’Inhumation.

                                                Le pape le plus vénéré par les Templiers fut Sylvestre II. Or ce pape à sa mort et suivant ses dernières volontés, fut placé sur un chariot tiré par deux bœufs et enterré là où les bêtes s’arrêtèrent. Par la suite, les Templiers adoptèrent cette façon d’être inhumé et beaucoup furent enterrés ainsi. Cela ne vous fait-il pas penser à notre St Jugon ? St Jugon, né, sans doute, à la fin du XIII° siècle, donc en pleine période templière, était-il un Templier ou un descendant de Templier ?

 

          5 – Famille de Montgommery.

                                                      Roger de Montgommery était grand maître de la Maçonnerie anglaise en 1066. Son fils, Robert de Bellesme construisit le château de Gisors, un des plus hauts lieux templiers de France. Or, on retrouve, en 1780, Marie-Catherine de Montgommery ( encore une Catherine au passage), descendante du constructeur du château de Gisors, dame de la Trinité-Porhoët, une implantation templière aussi. Et cette dame vient mourir à La Gacilly et est enterrée dans le cimetière St-Nicolas (encore) le 16 janvier 1782. Pourquoi et comment cela a-t-il bien pu arriver ? Mystère mais les Templiers sont là.

 

          6 – Chiffre 8.

                           Ce chiffre est très employé pour les constructions réalisées par les Templiers : cathédrales, églises, châteaux mais aussi pour les tours octogonales, spécialité des Templiers. Un membre de la famille de Rieux fut templier et son arrière-petit-fils, Jean de Rieux, construisit la tour octogonale du château de Sourdéac. Là aussi le souvenir des Templiers plane.

 

          7 – La Vigne.

                        Elle était cultivée bien avant les Templiers (858, Anuan à Tréal) mais ils contribuèrent grandement à son extension. Dans les environs, il y a beaucoup de villages, de lieux-dits nommés les Vignes ou la Vigne : Carentoir, Sixt-sur-Aff, les Fougerêts et La Gacilly où quatre vignes existaient au XIV° siècle : le château, la Haute-Bardaie, la Glouzie et la Gazaie ; cette dernière était située entre ce village et la Provostais et portait le nom de Vigne Caradeuc ; à cet endroit, un village et un giratoire portent le nom de Vigne.

 

          8 – Le Chêne.

                                  Le chêne guien ou chêne à gui est très respecté par les Templiers. (voir carte 2, point 0). Est-ce un souvenir ou une résurgence du druidisme ? Le chêne de la Sauvegarde de la commanderie du Temple de Carentoir se trouvait à Fondelienne : c’est là qu’en 1314, les chefs templiers des alentours furent exécutés. Le nom de chêne fut donné par les Templiers à un grand nombre de ferme, villages et lieux-dits. Notre village du Chêne aurait-il été dénommé ainsi par les Templiers ou leurs descendants ?  Pas loin de ce village, il y a une croix appelée la croix du Chêne ou encore la croix du Chesne-Rond. Pourquoi cette croix à cet endroit et pourquoi ce nom ?

 

          9 – L’Orient.

                        C’est un terme très usité par les Templiers car, pour eux, «  c’est la terre où nait la lumière ». Les commanderies de Payns et de Thors étaient séparées par la forêt d’Orient. (voir carte 2, points 1 et 2). A La Gacilly, il y a la ferme de Bel-Orient. Or, en 1600 et quelques, cette ferme appartenait  à un Goyon de Coispel en Renac, famille qui devait devenir par la suite la famille de Gouyon et qui avait eu des Croisés et peut-être des Templiers. Pourquoi cette ferme a-t-elle été appelée Bel-Orient ? Elle n’est pas à l’Est de La Gacilly mais au Sud. Est-ce parce que, de ce lieu, il y a un beau lever de soleil ? Ne serait-ce pas tout simplement une particularité templière ?

 

          10 – L’Epine.

                        C’est un bois qui a une très forte symbolique pour les Templiers :

§         le bois de l’épine entre dans la composition de l’arche sainte,

§         le Christ est couronné d’épines,

§         dans le Cantique des Cantiques, très en vogue chez les Templiers, il est dit : « Je suis la rose pareille au lys au milieu des épines »,

§         l’épine dorsale de l’homme abrite la colonne vertébrale et donc la vie.

 

                     Entre la commanderie et les maisons rattachées, il y avait très souvent une grange (voir carte 2, point 6) ou une loge secrète (voir carte 1, point 2 et carte 2, point 14)  appelée « épine » ou « épinette » qui servait de lieu de rencontre pour des émissaires templiers. (voir carte 2, points 4 et 5). Autour de La Gacilly, on trouve :

§         le Champ de l’Epine au-dessus de l’étang du Vaulaurent en St-Martin-sur-Oust, non loin d’un

       lieu dénommé la Maladrerie, terme et lieu également templiers,

§         l’Epinette à côté du Pont d’Oust, près de Cranhac en Peillac,

§         le Gué de l’Epine, en Peillac, sur l’Arz, non loin de l’ancien couvent de Bodélio,

§         le moulin de l’Epine dans le bourg de la Chapelle-Gaceline,

§         la zone artisanale de l’Epine en Carentoir où se trouve la déchetterie. 

 

          11 – Autres Empreintes.

 

                                                Les abbayes ou ermitages (voir carte 2, points 7 et 8) ; à Carentoir et à la Chapelle-Gaceline, beaucoup de noms de villages commencent par Abbaye :  Abbaye Blot, Abbaye de Bonnais, Abbaye aux Chevaux, Abbaye aux Alines, Abbaye aux Saloux,

§         les guets ou fortelles (voir carte 2, points 9,10,11et 18) , c’est à dire des lieux de surveillance et de défense : aux Fougerêts, le Guay, Longuet devenu Nongué, le Guet de Couesmé, bizarre, car situé dans une vallée, la vallée  du Bourdounouze. Il y a aussi le Gué sur les buttes de Cournon.

§         les forges (voir carte 2, point 12): la butte des forges aux Taillis.

§         les Croix Blanches et les Croix Rouges.

§         les Maisons Rouges et Blanches (voir carte 2, point 13). Autrefois, une partie du village de la Villio s’appelait les Maisons Blanches ; il semble bien qu’il s’agisse de la maison noble.

§         la Loge ou les Loges (voir carte 2, point 14 et carte 1, point 2) : près de la Glouzie, il y avait un village (quatre ou cinq maisons) appelé les Loges-Royer puis plus tard le Valet. Un peu plus loin,  au carrefour du chemin qui reliait la voie romaine à la Glouzie, c’est à dire la continuation du chemin de la Landelle, existait une maison avec appentis et cour clôturée de murs appelée la Loge.


            12 – Les Déplacements.

                                         Comme on l’a déjà dit, les Templiers utilisaient les voies existantes ( voies romaines et chemins de St-Jacques-de-Compostelle), mais créaient aussi des chemins pour éviter de payer les taxes d’octroi ou de passage. Si on part du Temple de Carentoir pour aller à Limerzel, l’une des maisons rattachées les plus importantes ou à dix autres granges, il fallait emprunter l’ancienne route de Carentoir à La Gacilly qui passait par :

§         l’Epine, la zone industrielle,

§         la chapelle St-Jacques, un passage obligé pour les Jacquets,

§         le Palis Percé où il y a une très vieille croix (1671),

§         St-Jacob aux Fougerêts, déformation de St Jacques ( en latin, St Jacobus),

§         Le Pont d’Oust appelé autrefois le Passage des Romains avec une chapelle St-Jean,

§         L’Epinette non loin de Cranhac en Peillac, près du Pont d’Oust,

§         Le Gué de l’Epine en Peillac sur l’Arz.

                          On voit que le chemin est bien tracé sauf cependant entre le Palis Percé et St-Jacob. C’est pourquoi les Templiers, afin d’éviter la  traversée de la ville seigneuriale de La Gacilly pour ne pas payer d’octroi, construisirent le chemin de la Landelle qui partait du giratoire de la nouvelle usine Yves Rocher ( l’auberge de la Peuillauderie) et passait par la Gazaie et la Glouzie pour rejoindre la voie romaine.

 

          IV – La Glouzie et Les Templiers.

                                                            La Glouzie est un très vieux village ; le premièr document qui en fait état date de 1417, juste un siècle après la disparition des chefs templiers. Ce fut toujours un village important appelé d’abord la Guillouzie ; il est mentionné sur la carte de Cassini donc c’était déjà un lieu important au temps de  Louis XIV. Entre 1656 et 1745, 11 mariages de gens du village eurent lieu , ce qui dénote une population assez conséquente. Beaucoup d’empreintes, de marques font penser que ce village était un lieu très fréquenté par les Templiers :

§         1 - On vient de voir que le chemin de traverse Le Temple-Limerzel passait à la Glouzie.

§         2 - La Glouzie n’est pas très loin de la croix templière de Jacquary ; à remarquer que dans

                      Jacquary, il y a Jacques, les Templiers empruntaient les chemins des Jacquets

§         3 - Les Templiers aimaient les villages et les points élevés pour servir de guet : de la Glouzie

             on voyait très bien Carentoir et le Temple entre autres

§         4 - La Glouzie était entourée d’étangs : Mabio, la mare des Brelles, la Bouère, la rivière n’était

             pas loin elle aussi pour le poisson.

§         5 - La Glouzie est très proche du village des Loges-Royer  et de l’enclos de la Loge, toponymie

             templière ainsi que des forges des Taillis et du Pavillon, autres termes templiers.

§         6 - La Glouzie avait sa vigne entre les Loges-Royer et le ruisseau des Brelles

§         7 - La Glouzie avait une chapelle.

§         8 - Une des vieilles maisons de la Glouzie , une des rares qui reste debout et qui vient d’être

             rénovée  a un manteau de cheminée exceptionnel, identique d’ailleurs à celui d’une maison

             du Temple de Carentoir avec

Ø        un monogramme, c’est à dire un ensemble de lettres et/ou de chiffres et/ou de représentations symboliques très difficile à déchiffrer; celui du Temple ne l’a jamais été, à ma connaissance, pas plus que celui de la Glouzie. Avis aux amateurs, on cherche des décrypteurs. (photo ci-dessous).

 

 

 

·        deux hexagrammes, l’un à droite et l’autre à gauche du monogramme.( photo ci-desssous). Rappelez-vous, l’hexagramme est l’emblème des Templiers, le sceau de Salomon, la mosquée El Aqsa. Cette figure est composée de deux triangles équilatéraux entrelacés, triangles qui ont servi de base géométrique à la construction de tours, entre autres la tour des Prisonniers dans le château de Gisors, haut lieu templier, et tour dans laquelle on a retrouvé un St-Nicolas gravé dans la pierre.

   

 

          Une petite devinette : quelle est la différence entre ces deux hexagrammes ? Sur celui de droite, la ligne médiane est horizontale et sur l’autre elle est penchée ; l’explication sera donnée un peu plus loin.

§         Une autre maison de la Glouzie qui mériterait quelques travaux assez rapidement, voisine de la première, porte sur la cheminée des représentations qui restent  aussi à déchiffrer.(photo ci-dessous)

 

 

          Certains ont dit que la tête humaine représentait l’ankou breton, c’est à dire la représentation de la mort en Bretagne,  parce que cette tête regardait vers l’Ouest. Par malchance, de l’autre côté de la cheminée, il y avait sans doute la même figure qui a dû être cassée ou enlevée mais qui ne regardait sûrement pas vers l’Ouest. D’autres ont avancé qu’il pouvait s’agir de têtes souffleuses pour faire mine d’attiser le feu ; malheureusement, elles n’ont pas les joues gonflées d’air. Pour ma part, je pense qu’il s’agit plutôt d’une représentation templière ; en effet les Templiers, dans certaines de leurs maisons, se faisaient représenter par une gravure ou une sculpture dans la pierre. On a le cas dans une maison de Lantiern, une grange du Temple de Carentoir en Arzal, ainsi qu’à la Trinité-Porhoët, lieux templiers (rappelez-vous de la famille Montgommery).

          Les autres gravures, en forme de branche de triskell, restent à déchiffrer ; là également un appel est lancé aux chercheurs.

          9 – A signaler que ces deux maisons sont situées sur une hauteur, la vue y était très dégagée, on pouvait voir La Gacilly, la grée St-Jean, Sixt-sur-Aff, la Chapelle-Gaceline, Carentoir, le Temple, et même Coëtquidan, ce pouvait être un lieu de surveillance, un guet templier.

          10 – Les Templiers s’entouraient et encourageaient certains métiers :

§         les charrons et les forgerons, suite logique des mines de fer et aussi parce que les Templiers inventèrent la charrue dissymétrique, c’est à dire décalée par rapport à l’animal de trait. Ils mirent aussi au point l’attelage des chevaux. Or, près de la Glouzie, au village des Loges-Royer (en passant Royer vient de roue), il y avait en 1600 et quelques, un charron ou forgeron et sa maison possédait une cheminée plus que spéciale qui existe encore.

§         autre métier encouragé par les Templiers, celui de tisserand ; à la Glouzie, un tisserand-couturier avait sa maison ; sur l’appui de sa fenêtre, des ciseaux et un dé sont gravés dans le schiste.

§         enfin les aubergistes étaient très bien vus par les Templiers car ils servaient de relais entre les maisons principales et les granges. Or, à la Glouzie, il y avait une auberge qui faisait également épicerie ; en 1850, un dénommé Tastard tenait cette boutique. D’autre part, il faut rappeler ici, qu’à côté de la croix de Jacquary existait une autre auberge dont les restes étaient encore visibles il y a une quarantaine d’années. Cette auberge figurait sur le cadastre napoléonien de 1824. 

            Avec toutes ces preuves, on peut dire, sans crainte de se tromper, que la Glouzie était vraimnent un lieu fréquenté et même habité par les Templiers  et pourtant le meilleur reste à venir.

 

          V – Le Trésor Templier.

                                           Où est-il ce fameux trésor ? Et si je vous dis qu’il est peut-être à la Glouzie ? Vous n’allez pas me croire et pourtant certaines suppositions peuvent le laisser penser.

          Près de Dreux, se trouvent les ruines du château de la Robertière construit par Robert I° et que Pierre de Dreux dit Mauclerc, un templier, celui qui devait devenir prince de Bretagne, avait prévu comme retraite du fameux trésor. Mais ce soi-disant secret était connu de tout le monde et cette retraite-cachette avait été changée mais où ? Ce Pierre de Dreux venait régulièrement à la Coeffrie en Messac, la grange qui allait remplacer, plus tard, la commanderie du Temple de Carentoir. D’autre part, dans un document longtemps tenu secret, il est dit : « Le trésor devait être déposé par des convoyeurs qui feront auberge près du lieu négrisilve ». Curieusement cette phrase fut reprise par un descendant illustre des Templiers, Nostradamus qui veut dire, en passant, Notre-Dame, dans ses prophéties appelées les Centuries. Essayons de traduire cette phrase : le trésor devait être déposé, c’est à dire déchargé et laissé, par des convoyeurs, donc des hommes chargés de son transport, qui feront auberge, c’est à dire qui s’arrêteront pour manger et sans doute pour dormir, dans un lieu négrisilve, c’est sûrement le mot le plus difficile à comprendre ; or, certains érudits l’ont traduit par forêt noire.

 

Vous me direz : on est loin de La Gacilly, pas tellement. Rappelez-vous :

§         la Glouzie était certainement un lieu fréquenté par les Templiers,

§         à la Glouzie, il y avait une auberge et même deux avec celle de Jacquary,

§         que la Glouzie est très proche d’une forêt appelée Forêt Noire, la seule à ma connaissance dans toute la Bretagne,

§         rappelez-vous aussi que l’un des hexagrammes d’une maison de la Glouzie a sa ligne centrale penchée ; or le même phénomène a été constaté dans l’église St-Gervais et St-Protais, lieu templier à Paris ainsi qu’au château de Gisors (encore). Des chercheurs ont eu l’idée de prolonger cette ligne penchée et de fouiller à l’endroit où cette ligne rencontre le sol. Et miracle, à cet endroit, ils ont découvert des souterrains et, à Gisors, le souterrain contenait des sarcophages et des manuscrits qui ont curieusement disparu très peu de temps après. 

 

          Alors que peut-on en conclure ?

§         si le lieu négrisilve était notre Forêt Noire Gacilienne,

§         si l’auberge de la Glouzie, située en face de l’ancienne chapelle, était celle des prophéties de      Nostradamus, à moins que ce ne soit celle de Jacquary encore plus près de la forêt,   

§         et si la ligne centrale de l’un des hexagrammes de la vieille maison de la Glouzie qui indique l’emplacement de l’ancienne chapelle avait la même signification que celle de Gisors.

          Concordances ou coïncidences ?  Il est permis de rêver mais à vous de juger.

          Ce soir, en faisant cette causerie et au risque de vous décevoir, mon intention était de vous faire découvrir un trésor, pas celui des Templiers, celui-là ne m’a jamais empêché de dormir et pourtant je n’habite pas loin de cette ancienne chapelle. Le trésor que je vous invite à découvrir, c’est celui des vieilles pierres qui existent encore, qui ont encore des choses à nous dire et qu’il faut absolument protéger. Victor Hugo a écrit : “ Au Moyen Age, le genre humain n’a rien pensé qu’il ne l’ait écrit en pierre ». Si aux vieilles pierres, on ajoute une toponymie très riche et des archives plus qu’importantes, le trésor, votre trésor reste encore à découvrir.